Somalie: un gouverneur régional tué dans un attentat des shebab

Par AFP

AFRICA RADIO

Le gouverneur de la région somalienne de Mudug et trois de ses gardes de sécurité ont été tués dimanche dans la capitale régionale Galkayo (centre-ouest) dans un attentat-suicide revendiqué par les insurgés islamistes radicaux shebab, a-t-on appris auprès de la police et de témoins.

Selon ces sources, le kamikaze conduisait un tuk-tuk chargé d'explosifs et l'a projeté contre la voiture du gouverneur Ahmed Muse Nur qui est décédé sur le coup.La région de Mudug est l'une des deux constituant l'Etat fédéral semi-autonome de Galmudug. La capitale de la région de Mudug, Galkayo, est à cheval sur l'Etat de Galmudug et celui du Puntland, lui-aussi semi-autonome."Les terroristes (les shebab) ont mené une attaque-suicide dans le nord de Galkayo ce (dimanche) matin et le gouverneur et trois de ses gardes de sécurité font partie des victimes", a déclaré à l'AFP un responsable sécuritaire régional, Muse Ahmed, précisant qu'il y avait d'autres victimes mais qu'il en ignorait le nombre.Bile Mohamed, un témoin, a confirmé par téléphone à l'AFP avoir vu le tuk-tuk percuter la voiture du gouverneur et exploser: "Tous ceux qui étaient dans le véhicule, y compris le gouverneur, sont morts. Il y avait de la fumée et des flammes partout".Les insurgés somaliens shebab ont revendiqué l'attaque dans un court communiqué publié sur un site internet acquis à leur cause."Le gouverneur de l'administration des apostats dans la région de Mudug a été tué dans une opération martyre à Galkayo aujourd'hui", indique le communiqué.Galkayo, située à quelque 600 km au nord de la capitale Mogadiscio, est à cheval sur la frontière entre les Etats autoproclamés semi-autonomes du Puntland et de Galmudug. La ville a été le théâtre ces dernières années de violences meurtrières entre les troupes des deux régions et également entre les clans rivaux occupant le nord et le sud de la cité.Fin mars, le gouverneur de la région de Nugal, faisant partie du Puntland, avait péri dans des circonstances similaires.Affiliés à Al-Qaïda, les shebab ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et les 20.000 hommes de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom).Chassés de Mogadiscio en 2011, ils ont perdu l'essentiel de leurs bastions mais contrôlent toujours de vastes zones rurales, d'où ils mènent leurs opérations.