Tunisie: élections législatives le 26 octobre, présidentielle le 23 novembre

25 juin 2014 à 12h50 par La rédaction


Tunis (AFP)

L'Assemblée constituante tunisienne a fixé mercredi la date des prochaines élections législatives au 26 octobre, tandis que le premier tour de la présidentielle se tiendra le 23 novembre.

L'ANC a adopté à 125 voix pour, 13 contre et 17 abstentions le projet de loi relatif aux dates de ces scrutins cruciaux, dont l'organisation a pris du retard en raison de divergences entre partis politiques, et qui doivent doter la Tunisie d'institutions pérennes plus de trois ans après la révolution de janvier 2011.

Le second tour du scrutin présidentiel doit se tenir avant la fin 2014, selon la nouvelle loi.

"C'est un pas historique.Nous sommes heureux que le calendrier électoral soit fixé, cela donne de l'espoir pour l'avenir de la Tunisie", a dit à l'AFP après le vote l'élu Mahmoud Baroudi.

Le président de l'ANC, Mustapha Ben Jaafar, avait souligné avant le débat sur le projet de loi "l'importance cruciale (...) de cette dernière étape du processus constituant".

La Tunisie attend depuis la révolution de janvier 2011, qui a obligé le président Zine El Abidine Ben Ali à la fuite en Arabie saoudite, de se doter d'institutions pérennes.

La classe politique ne s'est accordée sur l'ordre des scrutins -- législatif puis présidentiel-- que mi-juin, après des mois de négociations pénibles.

L'instance chargée d'organiser les élections, l'Isie, avait à plusieurs reprises appelé les partis à s'entendre sur la date des scrutins au plus vite, en disant craindre leur report alors que la Constitution impose de les tenir avant la fin 2014.

L'organisation des élections en 2014 a été décidée dans le cadre d'un vaste accord entre les différents partis tunisiens pour résoudre une profonde crise politique déclenchée par les assassinats de deux opposants en 2013.

Cet accord a permis l'adoption de la nouvelle Constitution et a conduit les islamistes d'Ennahda, vainqueurs des premières élections libres dans le pays en octobre 2011, à laisser le pouvoir à un gouvernement d'indépendants en début d'année.