Violences électorales en Guinée: un mort et 59 blessés

12 septembre 2010 à 19h28 par La rédaction

CONAKRY (AFP)

Les violences électorales, qui ont eu lieu samedi et dimanche en Guinée à une semaine du second tour de la présidentielle, ont fait un mort et 50 blessés, a annoncé dimanche le porte-parole du gouvernement guinéen, Aboubacar Sylla.

Ces violences, qui avaient débuté samedi pour se poursuivre dimanche, ont opposé dans la banlieue de Conakry des militants des partis des deux candidats au second tour qui doit avoir lieu le 19 septembre, Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé.

Pour empêcher de nouveaux incidents, le gouvernement de transition du Premier ministre Jean-Marie Doré, réuni en urgence dimanche, a décidé de suspendre toute manifestation de rue liée à la campagne électorale, mais autorisé sa poursuite à la radio et à la télévision nationales, avait auparavant annoncé à l'AFP une source gouvenementale.

Après ceux de samedi qui avaient fait une vingtaine de blessés, de nouveaux incidents ont éclaté dimanche dans la banlieue de Hamdallaye où se trouvent les sièges des partis des candidats, l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de Diallo, et le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) de Condé.

Ces deux partis se sont accusés mutuellement d'être à l'origine de ces violences entre leurs militants qui se sont affrontés à coups de pierres et ont pris à partie des véhicules qui circulaient dans le quartier.

Les violences du week-end se sont produites après le jugement d'un tribunal de la banlieue de Conakry qui a condamné jeudi deux dirigeants de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), dont son président, Ben Sékou Sylla, à un an de prison ferme pour "fraude électorale".

La justice avait été saisie par le parti d'Alpha Condé pour des irrégularités commises au premier tour.