Samedi 29 novembre, le siège du Parti Africain pour l’Indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) a été envahi par des miliciens armés, selon le parti. Ces derniers auraient expulsé les occupants, fracturé les bureaux et endommagé les installations, constituant selon le PAIGC une "violation intolérable de l’État de droit".
Le parti historique, dirigé par Domingos Simoes Pereira, écarté de la présidentielle du 23 novembre, souligne que "La destruction, l'occupation forcée et l'usurpation des installations d'un parti politique légalement constitué et reconnu engendrent une responsabilité civile, criminelle et politique pour tous leurs auteurs, matériels ou moraux".
Des échauffourées dans la capitale
Dans un quartier périphérique de Bissau, des jeunes ont provoqué de brèves tensions avec les forces de l’ordre, incendiant des pneus. Ces incidents sont survenus à proximité du siège de campagne de Fernando Dias, principal opposant du président renversé Umaro Sissoco Embalo. Les forces de sécurité ont rapidement rétabli le calme.
Une situation politique toujours instable
La junte, qui a suspendu les élections et nommé un président de transition pour un an, continue de consolider son pouvoir. Fernando Dias affirme avoir remporté la présidentielle et accuse M. Embalo d’avoir orchestré le coup d’État pour l’empêcher d’accéder au pouvoir. Il se dit en sécurité et se cache à l’intérieur du pays.
La Guinée-Bissau reste plongée dans l’incertitude politique, alors que l’opposition dénonce des violations répétées des droits et libertés fondamentales.
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