Dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 novembre, des hommes armés ont fait irruption dans le village de Chacho, à proximité de Sokoto, enlevant 13 femmes et un bébé. Parmi elles : une jeune mariée et dix de ses demoiselles d’honneur, réunies selon la tradition pour leur première nuit dans le nouveau foyer. Deux autres femmes, dont une mère et son enfant, figurent aussi parmi les victimes.
Selon un habitant joint par l’AFP, le village avait déjà été ciblé en octobre. Une rançon avait alors été payée pour libérer les otages.
Les “bandits”, un fléau régional
Ces groupes armés, implantés dans les forêts entre Zamfara, Katsina, Kaduna, Sokoto, Kebbi et Niger, multiplient attaques et enlèvements contre rançon. Leur montée en puissance participe au climat sécuritaire explosif dans le nord-ouest. Mercredi, le président nigérian a déclaré “l’État d’urgence sécuritaire national” face à la recrudescence des enlèvements de masse.
Les accords de paix pointés du doigt
Certaines autorités locales ont conclu des accords de non-agression avec les bandits, notamment à Katsina et Zamfara. Mais les services de renseignement estiment que ces arrangements permettent aux groupes armés de consolider leurs bases avant de se déplacer dans des zones moins surveillées. Sokoto aurait ainsi connu une forte hausse des enlèvements en novembre.
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