Une détention marquée par l’isolement
La détention de Christophe Gleizes, journaliste français incarcéré en Algérie depuis plus de sept mois, est « difficile », ont alerté ses parents mercredi lors d’une audition devant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale. Selon un communiqué de cette commission, ils ont souligné que leur fils « garde le moral malgré une détention difficile, marquée par l’isolement ».
Le journaliste est privé de contacts téléphoniques avec ses proches, dispose d’un accès « aléatoire » au courrier et ne bénéficie que de visites très encadrées : trente minutes tous les quinze jours, derrière une vitre. Une situation jugée particulièrement éprouvante par sa famille.
Beau-père de Christophe #Gleizes à la Comm Affaires étrangères
— Bruno Fuchs (@bruno_fuchs) January 21, 2026
L’essentiel pour nous est un soutien transpartisan. Collectivités, régions et institutions françaises ont toutes voté leur appui. Christophe est déjà otage de jeux politiques opaques : il ne doit pas l’être en France. pic.twitter.com/PDR2AP6MNq
La crainte d’un dossier instrumentalisé
Lors de cette audition, les parents de Christophe Gleizes ont insisté pour que leur fils « ne devienne pas l’otage de jeux politiques, ni en Algérie, ni en France ». Une inquiétude partagée par plusieurs élus, dans un contexte de relations diplomatiques sensibles entre Paris et Alger.
Le président de la commission des Affaires étrangères, le député Bruno Fuchs, a qualifié cette détention « d’atteinte grave à la liberté d’informer ». Il a assuré que la France « ne transige ni avec la liberté de la presse ni avec la protection de ses ressortissants », affirmant que la commission resterait « pleinement mobilisée » pour obtenir sa libération par tous les moyens de la diplomatie parlementaire.
Un journaliste condamné pour « apologie du terrorisme »
Collaborateur régulier des magazines So Foot et Society, Christophe Gleizes a été arrêté le 28 mai 2024 en Algérie, où il s’était rendu pour réaliser un reportage sur la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK), le club de football le plus titré du pays, basé à Tizi-Ouzou, à une centaine de kilomètres à l’est d’Alger. D’abord placé sous contrôle judiciaire, il a été incarcéré en juin 2025 après avoir été condamné en première instance à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme ». Le 3 décembre 2025, la Cour d’appel de Tizi-Ouzou a confirmé cette peine.
De nombreuses personnalités se mobilisent pour exprimer leur soutien à Christophe Gleizes, journaliste à So Foot et Society, condamné à 7 ans de prison en Algérie pour avoir fait son travail.
— SO FOOT (@sofoot) December 11, 2025
Parmi ces messages de soutien, voici celui de Vikash Dhorasoo, que les rédactions de So… pic.twitter.com/WrPcWjJNDs
Des recours encore en cours
La justice algérienne reproche au journaliste des contacts avec des personnes liées au Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), organisation séparatiste classée terroriste par les autorités algériennes. À la suite de la confirmation de sa condamnation en appel, la mère de Christophe Gleizes, Sylvie Godard, a adressé une demande de grâce au président algérien Abdelmadjid Tebboune. En parallèle, le journaliste de 36 ans a formé un pourvoi en cassation, dans l’espoir d’obtenir un nouveau procès.
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