La finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 a consacré le Sénégal, mais elle a aussi laissé des traces hors du terrain. Dans les heures qui ont suivi le match face au Maroc, remporté par les Lions, certaines réactions ont franchi la ligne du débat sportif pour glisser vers la stigmatisation et la provocation.
Face à cette dérive, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) est sortie de sa réserve. Dans un communiqué, elle appelle à la responsabilité collective.
Un appel clair à la retenue
« La CNDH invite toutes les parties prenantes, en particulier les acteurs du sport et les usagers des réseaux sociaux, à faire preuve de responsabilité et de retenue », souligne l’institution. En ligne de mire : « toute forme de propos haineux, de stigmatisation ou d’incitation à la division ».
L’organisation estime que certaines prises de parole observées après la finale ne sont pas à la hauteur des valeurs portées par le sport, rappelant que le football doit rester un espace de respect.
Le sport comme vecteur d’unité
Au-delà du résultat, la CNDH insiste sur le rôle du sport dans les sociétés africaines. « Le sport, y compris le football, constitue un puissant vecteur de rassemblement, de dialogue entre les peuples et de fraternité », rappelle-t-elle.
Un message appuyé à un moment où les émotions restent vives, notamment sur les réseaux sociaux, amplificateurs de tensions autant que de célébrations.
Sénégal–Maroc, des liens à préserver
L’institution va plus loin en rappelant la profondeur des relations entre le Sénégal et le Maroc. Des liens « fondés sur le sang, l’alliance et la foi », qui ne sauraient être remis en cause par « l’émotion passagère liée à une compétition sportive ».
Un rappel symbolique, dans un contexte où le sport peut parfois servir de prétexte à des fractures plus larges.
Un message pour l’Afrique
En conclusion, la CNDH replace le débat à l’échelle continentale. « Le sport doit unir les peuples, renforcer les liens d’amitié et de fraternité et contribuer à la construction d’une Afrique unie et solidaire », affirme-t-elle.
Alors que la CAN 2025 s’achève, l’institution appelle à refermer la parenthèse émotionnelle pour revenir à l’essentiel : le football comme espace de fair-play, de respect mutuel et de valeurs communes.
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