En ce moment

Égypte : le président Sissi accepte de rejoindre le "Conseil de paix" proposé par Donald Trump

Actus. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a accepté l’invitation de Donald Trump à siéger au « Conseil de paix », une nouvelle instance voulue par le président américain pour intervenir dans le règlement des conflits internationaux, en parallèle des mécanismes de l’ONU. Le Caire dit soutenir en priorité une initiative visant à mettre fin à la guerre à Gaza.

Égypte : le président Sissi accepte de rejoindre le "Conseil de paix" proposé par Donald Trump
Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi

Le Caire donne son feu vert au projet américain 

Dans un communiqué publié mercredi, le ministère égyptien des Affaires étrangères a annoncé que l’Égypte acceptait l’invitation de Donald Trump à participer au « Conseil de paix ». Le pays s’est engagé à « remplir les procédures juridiques et constitutionnelles nécessaires » afin de formaliser cette adhésion. Le Caire a également exprimé son soutien à la « mission » du Conseil, notamment pour contribuer à la fin du conflit dans la bande de Gaza, territoire palestinien voisin de l’Égypte et au cœur des préoccupations sécuritaires régionales. 

Un Conseil pensé en marge de l’ONU 

Le « Conseil de paix » est une initiative portée par Donald Trump, présentée comme un outil alternatif aux institutions multilatérales existantes, en particulier les Nations unies. Selon le projet de charte, cette nouvelle instance disposerait de prérogatives très étendues, concentrant un rôle central entre les mains du président américain. Cette approche suscite déjà des interrogations sur le rôle futur de l’ONU et sur la légitimité d’un tel mécanisme dans la gouvernance mondiale des conflits. 

A lire aussi : Maroc : le roi Mohamed VI rejoint le « Conseil de paix » de Donald Trump

De Gaza à d’autres conflits mondiaux 

À l’origine, le Conseil devait se concentrer sur la supervision de la reconstruction de Gaza. Mais le projet s’est progressivement élargi. Le texte de la charte prévoit désormais un mandat global, visant à « contribuer à la résolution des conflits armés dans le monde ». Ce champ d’action étendu marque une ambition géopolitique plus large de Washington, qui cherche à se positionner comme acteur central des processus de paix, parfois en concurrence directe avec les cadres multilatéraux traditionnels. 

Le rôle stratégique de l’Égypte 

La participation de l’Égypte, acteur diplomatique majeur au Moyen-Orient et partenaire clé sur le dossier palestinien, confère un poids régional important à cette initiative. Le Caire joue depuis des années un rôle de médiateur entre Israël et le Hamas, notamment dans les négociations sur les cessez-le-feu et l’aide humanitaire. Reste à savoir quels autres États accepteront de rejoindre ce Conseil et comment cette nouvelle structure s’articulera, ou non, avec les mécanismes internationaux existants. 
 

Newsletter

Restez informé ! Recevez des alertes pour être au courant de toutes les dernières actualités.
Réagir à cet article

L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.

En direct
Les rendez-vous santé
Nos applications
Facebook
Twitter
Instagram
Égypte : le président Sissi accepte de rejoindre le "Conseil de paix" proposé par Donald Trump