En Egypte, le célèbre opposant Ahmed Douma, figure de la révolution de 2011, a été arrêté mardi 20 janvier à son domicile du Caire, plus de deux ans après avoir bénéficié d’une grâce présidentielle. Le motif de cette arrestation n’a pas été communiqué dans l’immédiat.
Poète et militant politique, Ahmed Douma dénonçait encore récemment les pratiques des forces de sécurité et les conditions de détention dans les prisons égyptiennes, souvent décrites comme brutales par les organisations de défense des droits humains. Depuis fin 2024, il avait déjà été interrogé à cinq reprises pour des accusations liées à ses publications sur les réseaux sociaux, selon ses avocats.
Une figure marquée par la répression politique
En septembre 2025, le parquet de la Sûreté de l’État l’avait inculpé pour "diffusion de fausses nouvelles", avant de le libérer sous caution contre le versement de 50 000 livres égyptiennes (environ 890€). Ahmed Douma a passé près de dix années en détention au total, devenant l’un des symboles du soulèvement populaire ayant conduit à la chute d’Hosni Moubarak en février 2011.
Il avait déjà été incarcéré sous la présidence de Mohamed Morsi en 2013, observant une grève de la faim avant d’être acquitté, puis arrêté à nouveau lors de la vaste répression qui a suivi le coup d’État militaire mené par Abdel Fattah al-Sissi. Sa peine initiale de 25 ans de prison avait été réduite à 15 ans, avant qu’il ne soit gracié en août 2023, tout en restant interdit de voyager.
Régulièrement critiquée par les ONG, l’Égypte est accusée de poursuivre la répression contre les opposants. Si un comité de grâces présidentielles a permis la libération de centaines de détenus politiques depuis 2022, "trois fois plus de personnes" auraient été arrêtées sur la même période, selon les défenseurs des droits humains.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.