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Soudan du Sud. Des experts indépendants de l’ONU alertent du "risque de violences massives contre les civils"

Actus. Des experts mandatés par l’ONU ont mis en garde dimanche 25 janvier face au risque de "violences massives contre les civils", ainsi que d’un "conflit ethnique généralisé" au Soudan du Sud. En réponse à la montée des violences dans le pays, l'armée sud-soudanaise a exhorté la population de trois comtés à évacuer "dès que possible".

Soudan du Sud. Des experts indépendants de l’ONU alertent du "risque de violences massives contre les civils"
Des experts indépendants mandatés par l'ONU ont mis en garde dimanche 25 janvier face au risque de "violences massives contre les civils" au Soudan du Sud. - Louloumra59 (Wikimédia Commons)

Mandatés par l’ONU, des experts ont lancé l’alerte dimanche 25 janvier, dénonçant un risque de "violences massives contre les civils" et d’un "conflit ethnique généralisé" au Soudan du Sud. La Commission sur les droits de l'homme au Soudan du Sud a fait part dans un communiqué de sa "grande inquiétude" face à la situation à Jonglei, État du Soudan du Sud.

Depuis décembre, la région est le théâtre d’affrontements entre l'armée sud-soudanaise, obéissant au président Salva Kiir, et le SPLA-IO des forces loyales à l'ancien-vice président Riek Machar. Ce dernier avait été arrêté fin mars et inculpé en septembre pour "crimes contre l'humanité". Face à ce regain de violences, le porte-parole des forces sud-soudanaises Lul Ruai Koang a exhorté dimanche 25 janvier la population de trois comtés de Jonglei à "évacuer pour leur sécurité vers les zones contrôlées par le gouvernement dès que possible".

Les propos "incendiaires" de certains responsables militaires

Les experts de l’ONU ont évoqué certains propos de responsables militaires dans la région, qu’ils ont qualifiés d’"incendiaires". Ils affirment que le discours tenu accentuerait "considérablement le risque de violences massives contre les civils et sapent davantage l'accord de paix" ayant mis fin à une guerre civile qui a fait rage de 2013 à 2018.

Le chef de l'armée sud-soudanaise, Paul Majok Nang, a demandé mercredi 21 janvier à ses troupes déployées dans la région "d'écraser" sous sept jours la rébellion. Plusieurs autres propos ont été rapportés à divers médias sud-soudanais. Un haut responsable de l'armée aurait déclaré qu'il ne fallait "épargner personne, pas même les vieillards". "Les propos publics tenus par des commandants et d'autres personnes exerçant un contrôle effectif, lorsqu'ils encouragent la violence contre les civils et coïncident avec une mobilisation active des troupes, constituent une escalade dangereuse, au moment où les fondements politiques du processus de paix sont déjà gravement fragilisés", a déclaré la Commission sur les droits de l'homme au Soudan du Sud. "Par le passé, une telle rhétorique a précédé des atrocités de masse au Soudan du Sud", a pointé du doigt Yasmin Sooka, présidente de la Commission.

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