La Côte d’Ivoire entame le quatrième mandat d’Alassane Ouattara sans rupture majeure. Vendredi 23 janvier, la présidence a annoncé un gouvernement de 35 ministres, dans lequel une large majorité des titulaires conservent leur portefeuille. Ce remaniement intervient après la large victoire du parti au pouvoir aux législatives, avec près de 80 % des sièges, et la réélection du chef de l’État en octobre avec près de 90 % des voix.
La veille, le Premier ministre sortant, Robert Beugré Mambé, avait déjà été reconduit.
Le frère du président promu vice-Premier ministre
Principal fait marquant : Téné Birahima Ouattara, ministre de la Défense et frère cadet du président, conserve son poste et accède au rang de vice-Premier ministre, une fonction nouvellement créée. Influente figure du pouvoir, il est régulièrement cité parmi les successeurs potentiels d’Alassane Ouattara.
Six femmes, identiques à l’équipe précédente, restent au gouvernement. Kaba Nialé quitte l’Économie pour les Affaires étrangères, avec le rang de ministre d’État.
Quelques ajustements, mais pas de rupture
Quatre ministres quittent le gouvernement, dont celui de l’Agriculture, Kobenan Kouassi Adjoumani, en poste depuis 2011, alors que la filière cacao traverse une période de fortes tensions. Parmi les nouveaux entrants, Hien Sié, directeur du port d’Abidjan, hérite des Infrastructures.
À 84 ans, Alassane Ouattara démarre un mandat placé sous le signe de la continuité, un statu quo qui repousse les débats sur sa succession, ce quinquennat devant être son dernier selon la Constitution.
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