Fin de quatre ans de suspension
Réuni à Addis-Abeba, le Conseil paix et sécurité de l’Union africaine (UA) a annoncé, jeudi 22 janvier, la levée des sanctions imposées à la Guinée. Le pays d’Afrique de l’Ouest avait été suspendu des instances de l’organisation continentale à la suite du coup d’État militaire de septembre 2021, qui avait renversé le président Alpha Condé. Dans un communiqué, l’UA indique avoir « décidé de lever la suspension de la participation de la République de Guinée aux activités de l’Union africaine », saluant l’organisation de l’élection présidentielle tenue fin décembre.
The Chairperson of the African Union Commission, H.E. Mahmoud Ali Youssouf, yesterday joined African leaders in Conakry for the inauguration of H.E. General Mamady Doumbouya as President of the Republic of #Guinea.
— African Union (@_AfricanUnion) January 18, 2026
The ceremony followed the conclusion of Guinea’s electoral… pic.twitter.com/assAZnGAH0
Mamadi Doumbouya largement élu
Le scrutin présidentiel a conduit à l’élection du général Mamadi Doumbouya, 41 ans, qui dirigeait le pays depuis le putsch de 2021. Il a remporté l’élection avec 86,72 % des suffrages, selon les résultats officiels.
Cette candidature avait toutefois suscité de vives critiques. À l’origine, le chef du régime militaire avait assuré que ni lui ni aucun membre du régime militaire ne se présenterait à l’issue de la transition, prévue pour durer quatre ans.
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Un climat politique sous tension
Malgré la levée des sanctions, la situation politique et sécuritaire en Guinée reste préoccupante. Le pays est gouverné d’une main de fer : plusieurs partis politiques ont été suspendus, les manifestations interdites depuis 2022, et les libertés publiques fortement restreintes, selon des organisations de défense des droits humains.
L’UA face aux coups d’État à répétition
La Guinée s’inscrit dans une série de pays africains suspendus ces dernières années par l’Union africaine à la suite de coups d’État. Madagascar et la Guinée-Bissau ont récemment fait l’objet de sanctions similaires, tandis que le Mali et le Burkina Faso restent suspendus depuis plusieurs années.
L’UA avait déjà levé, en avril 2025, les sanctions imposées au Gabon après sa transition politique. Son siège est basé à Addis-Abeba, en Éthiopie.
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