Placés en détention il y a bientôt deux ans pour des déclarations considérées comme critiques du président tunisien Kais Saied, deux chroniqueurs célèbres en Tunisie ont été condamnés jeudi 22 janvier à trois ans et demi de prison. Mourad Zeghidi et Borhen Bsaies ont été reconnus coupables de "blanchiment d'argent" et d’"évasion fiscale", ont annoncé des médias locaux et la sœur de l'un d'eux.
Une détention prolongée
Les déclarations qui avaient valu la première arrestation des deux journalistes avaient été faites dans des émissions de radio et de télévision ainsi que des publications sur les réseaux sociaux. Leur arrestation coïncidait avec celle de l’avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani, libérée fin novembre, et d'une dizaine de militants de l'aide aux migrants. A la suite de cela, ils avaient écopé d'une année de prison, avant de voir leur peine réduite à huit mois en appel. Ils auraient dû sortir de prison en janvier 2025, mais étaient restés en détention pour une affaire de "blanchiment d'argent" et d'"évasion fiscale".
L’inculpation des journalistes
Lors de la dernière audience du procès jeudi 22 janvier, Mourad Zeghidi a réclamé sa libération. Borhen Bsaies a, lui, demandé à ce que justice lui soit rendue, a rapporté l'avocat du premier, Ghazi Mrabet. Un autre avocat de Mourad Zeghidi, Fethi Mouldi, a affirmé que son client avait été inculpé en raison d'une déclaration fiscale incomplète, "une situation qui a été réglée ce qui invalide l'inculpation pour blanchiment d'argent" selon lui.
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