Une première épidémie maîtrisée
L’Éthiopie a déclaré lundi la fin de l’épidémie de maladie à virus Marburg, a annoncé l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette fièvre hémorragique virale, apparentée à Ebola, a causé neuf décès dans le pays, plus de deux mois après l’identification des premiers cas. « L’Éthiopie a officiellement déclaré la fin de sa toute première épidémie de maladie à virus Marburg, à la suite d’une surveillance renforcée et de l’absence de nouveaux cas confirmés », a souligné l’OMS sur le réseau social X, saluant la riposte menée par le gouvernement avec l’appui de l’agence onusienne.
L'#Éthiopie 🇪🇹 a déclaré la fin de l'épidémie de maladie à virus #Marburg après 42 jours sans aucun nouveau cas confirmé. 🔗https://t.co/ExXwMCshfP
— OMS Afrique (@OMS_Afrique) January 26, 2026
Grâce à une réponse rapide et coordonnée menée par le gouvernement avec l’appui de @WHO et de ses partenaires, l'épidémie a été…
Un virus rare mais extrêmement mortel
Le virus de Marburg provoque une fièvre hémorragique sévère, souvent mortelle. Il est transmis à l’être humain par certaines espèces de chauves-souris, avant de se propager d’homme à homme par contact direct avec les fluides corporels, notamment le sang, la salive ou les vomissures. Son taux de mortalité peut atteindre près de 90 % dans les formes les plus graves, ce qui en fait l’un des virus les plus dangereux connus à ce jour.
Éthiopie : trois morts du virus de Marburg, l’OMS renforce son soutien
Des cas détectés dans le sud-ouest du pays
La première épidémie jamais recensée en Éthiopie avait été confirmée à la mi-novembre dans la ville de Jinka, située à environ 430 kilomètres au sud-ouest de la capitale Addis-Abeba, non loin des frontières avec le Soudan du Sud et le Kenya. Depuis le début de l’épidémie, le pays — deuxième plus peuplé d’Afrique avec près de 130 millions d’habitants — a enregistré 14 cas confirmés, dont neuf décès, selon le ministère éthiopien de la Santé.
Une réponse sanitaire saluée par l’OMS
L’OMS a salué la rapidité de la réponse des autorités sanitaires éthiopiennes, qui ont mis en place une surveillance épidémiologique renforcée, des mesures d’isolement des cas et un suivi étroit des personnes contacts, permettant d’éviter une propagation plus large. Cette gestion efficace a été déterminante dans l’éradication rapide de l’épidémie, selon l’organisation.
Un virus déjà présent dans plusieurs pays africains
Ces dernières années, plusieurs pays africains ont été confrontés à des flambées du virus de Marburg, notamment le Ghana, la Guinée équatoriale, l’Afrique du Sud et la Tanzanie, rappelant la menace persistante que représentent les maladies zoonotiques émergentes sur le continent.
Pas de vaccin, mais des soins de soutien essentiels
À ce jour, aucun vaccin ni traitement antiviral spécifique n’est approuvé contre le virus de Marburg. Toutefois, les soins de soutien — notamment la réhydratation orale ou intraveineuse et la prise en charge précoce des symptômes — améliorent significativement les chances de survie des patients. Les autorités sanitaires et l’OMS appellent à maintenir une vigilance élevée afin de détecter rapidement tout nouveau cas et prévenir de futures épidémies.
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