Afrique du Sud: brève prise d'otage de deux membres du gouvernement

Par AFP

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Les forces spéciales sud-africaines ont libéré deux membres du gouvernement brièvement retenus en otage par d'anciens combattants qui réclamaient une compensation pour leur rôle dans la lutte contre l'apartheid, ont indiqué vendredi les services de sécurité locaux.

L'incident s'est produit jeudi en fin de journée lors d'une réunion entre d'anciens combattants et des responsables du gouvernement, dont le secrétaire d'Etat à la Présidence Mondli Gungubele et le secrétaire d'Etat à la Défense Thandi Modise et son adjoint Thabang Makwetla. "Au moment où nous quittions la réunion, en nous dirigeant vers la sortie, ils ont fermé les portes. C'est à ce moment que nous avons compris que nous étions pris en otage", a déclaré M. Gungubele dans une déclaration vidéo. Les deux responsables étaient à la tête d'une équipe chargée de discuter des revendications des anciens combattants alignés sur les mouvements de libération qui ont lutté pour renverser la domination de la minorité blanche il y a plus de deux décennies. La réunion avait lieu dans un hôtel chic en périphérie de la capitale Pretoria. Selon la police, 56 personnes ont été arrêtées et aucun coup de feu n'a été tiré pendant l'incident. "Ils sont susceptibles d'être inculpés d'au moins trois chefs d'accusation d'enlèvement", a déclaré le porte-parole de la police, Vish Naidoo, dans un communiqué. "Après l'échec des tentatives de négociation avec les preneurs d'otages pour libérer les otages, la police a eu recours à une approche tactique et a réussi à sauver les otages", a-t-il ajouté. "Il n'y a pas eu de coup de feu pendant l'opération". Les vétérans demandaient à rencontrer le président Cyril Ramaphosa pour discuter de leurs revendications, notamment un versement en espèces de quatre millions de rands (233.000 euros) et des financements supplémentaires pour aider les vétérans à créer des entreprises.