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Afrique du Sud: la coalition d'opposition veut s'élargir pour déloger l'ANC

La coalition menée par le premier parti d'opposition en Afrique du Sud (DA) a exhorté jeudi d'autres partis à les rejoindre pour s'assurer d'obtenir un nombre de voix suffisant aux élections l'an prochain et déloger l'ANC au pouvoir.

AFRICA RADIO

17 août 2023 à 21h36 par AFP

Pour la première fois depuis l'avènement de la démocratie en 1994, le Congrès national africain (ANC) risque en 2024 de perdre sa majorité parlementaire, et donc la présidence, dans un contexte de mécontentement croissant face à la corruption, une crise énergétique sans précédent et une économie en berne marquée par le chômage. "Nous lançons à nouveau l'invitation car nous pensons qu'il y a des partis politiques qui conviendraient", a déclaré à l'AFP une représentante de l'Alliance démocratique (DA), Siviwe Gwarube, en marge d'une réunion de la coalition à Johannesburg. "Ils pourraient augmenter nos chiffres", a-t-elle ajouté, refusant de faire des calculs sur les chances actuelles de la coalition de l'emporter dans les urnes. Le DA a annoncé le mois dernier former une coalition avec six petits partis en vue des prochaines élections. Ce rassemblement exclut toutefois les Combattants de la liberté économique (EFF, gauche radicale), troisième force politique du pays. Le DA dispose d'un cinquième des sièges au Parlement et pourrait remporter 16% des voix, selon les sondages. Quatorze partis sont actuellement représentés au Parlement. "Notre mission est de renverser l'ANC, exclure l'EFF et instaurer un gouvernement multipartite", ont souligné les partis de la coalition dans une déclaration commune. "Nous n'oublions pas l'histoire mais cette nation doit cesser de vivre dedans", a renchéri Neil de Beer, à la tête du Mouvement indépendant uni, dans la coalition, en référence à l'ANC au pouvoir depuis la fin de l'apartheid. Le parti historique est passé pour la première fois sous la barre des 50% lors des élections locales en 2021. Le président Cyril Ramaphosa, 70 ans, a été reconduit à sa tête en décembre. Il est assuré d'un deuxième mandat à la tête du pays en cas de victoire de l'ANC.