Burkina: cinq policiers tués lors d'une attaque près du Mali

Par AFP

AFRICA RADIO

Au moins cinq policiers burkinabè ont été tués et trois portés disparus dimanche lors d'une attaque contre un poste de police dans le nord-ouest du Burkina Faso, près de la frontière du Mali, a appris l'AFP de sources sécuritaires.

"Tôt ce matin, aux environs de 6H00 (GMT et locales) des individus armés non identifiés ont attaqué le poste de commissariat de Di", localité située dans la province du Sourou, région de la Boucle du Mouhoun (nord-ouest), a indiqué à l'AFP une source sécuritaire. "On déplore malheureusement cinq policiers tués et d'importants dégâts matériels, emportés ou détruits", a précisé la même source, sans attribuer l'attaque à un groupe en particulier Une autre source sécuritaire, proche du ministère de la sécurité, a confirmé cette attaque et le bilan. "En plus des cinq policiers tombés (tués), trois autres manquent à l'appel", a-t-elle précisé, soulignant que "des opérations de ratissage sont en cours pour retrouver les policiers disparus". Cette attaque est la quatrième en six jours contre des forces de défense et de sécurité engagés dans la lutte antidjihadiste. Vendredi, un soldat a été tué et un autre blessé par l'explosion d'un engin artisanal au passage de leur véhicule d'escorte, dans la province de la Tapoa (Est). Jeudi, deux gendarmes avaient été tués dans une attaque contre un poste de contrôle dans la province de l'Oudalan (nord). Lundi, trois soldats avaient également été tués et sept blessés lors d'une attaque contre une unité militaire dans le sud-ouest du pays, près de la frontière ivoirienne. Le 9 août, 12 éléments de l'armée de terre et du Groupe d'action rapide de surveillance et d'intervention (Garsi, gendarmerie), ont été tués lors d'une embuscade, dans la région de la Boucle du Mouhoun. Le Burkina Faso est confronté depuis 2015 aux de groupes jihadistes affiliés à l'Etat islamique (EI) et à Al-Qaïda, visant civils et militaires, dans plusieurs régions du pays. Les violences, parfois mêlées à des affrontements intercommunautaires, ont fait environ 2.000 morts et contraint 1,4 million de personnes à fuir leur foyer.