Est de la RDC: 13 morts dans des attaques et incidents meurtriers en trois jours

AFRICA RADIO

28 août 2022 à 14h06 par AFP

Treize personnes, dont deux soldats, ont été tuées dans des attaques de groupes armés ou dans des incidents meurtriers depuis vendredi dans l'est et le nord-est de la République démocratique du Congo, déstabilisés depuis près de trois décennies, a-t-on appris dimanche de sources militaire et locales.

"Nous venons de perdre ce dimanche matin un vaillant soldat tué dans l'attaque de notre position à la sortie nord de la ville de Butembo par des miliciens Maï-Maï", a déclaré à l'AFP un chef militaire qui n'a pas souhaité être cité. Deux assaillants ont été aussi tués. Dans la province voisine de l'Ituri (nord-est) dimanche, "six orpailleurs ont été tués décapités par des rebelles du groupe Coopérative pour le développement du Congo" (Codeco), a déclaré à l'AFP Prince Kaleta, président de la société civile de la localité de Lodjo (Ituri, nord-est). Les rebelles Codeco prétendent protéger les membres de la communauté Lendu contre la communauté rivale hema et les forces de sécurité. Ils sont accusés d'être à la base des violences en Ituri depuis 2017. Au Nord-Kivu, "dans la nuit de samedi à dimanche, trois civils ont été tués dans une attaque des ADF (Forces démocratiques alliées)", a quant à lui déclaré à l'AFP Flavien Kakule, chef d'une localité de la chefferie de Bashu dans le territoire de Beni (Nord-Kivu). Présenté par l'organisation "État islamique" comme sa branche en Afrique centrale (ISCAP), le groupe ADF est considéré comme l'un des plus meurtriers de l'est congolais. Au sud du Nord-Kivu, lors de manifestations contre les Nations unies vendredi et samedi, "il y a eu un mort parmi les manifestants porteurs d'armes blanches et qui lançaient des pierres sur une base des Casques bleus" à Kiwanja, a déclaré à l'AFP Jason Ntawiha, bourgmestre de la commune de Rutshuru. Dans ce territoire, les militaires congolais et les Casques bleus font face aux rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), défaits en 2013. Ils ont repris les armes en novembre pour obtenir l'application d'un accord passé avec les autorités. Enfin, "il y a un militaire qui a été tué, lynché par la population en colère. Le militaire venait de tuer un civil à Kimoka", a déclaré à l'AFP le colonel Philémon Kakule, commandant du régiment de l'armée congolaise à Sake (Nord-Kivu). sm-jjp-hbm-bmb/blb