Le sort d'un enfant bloqué dans un puits tient le Maroc en haleine

AFRICA RADIO

3 février 2022 à 15h06 par AFP

Le sort d'un garçonnet de cinq ans bloqué dans un puits profond depuis plus de 40 heures continue à tenir le Maroc en haleine jeudi alors que les autorités disent espérer un prochain dénouement heureux.

"Le sauvetage de l'enfant s'approche (...). Nos coeurs sont avec la famille et on prie Dieu pour qu'il retrouve ses proches au plus vite", a expliqué Mustapha Baitas, le porte-parole du gouvernement, à l'issue du conseil hebdomadaire du gouvernement. Le garçon, Rayan, est tombé accidentellement mardi dans le puits asséché de 32 mètres de profondeur, étroit et difficile d'accès, creusé près de la résidence familiale dans un village non loin de la localité de Bab Berred, dans la province de Chefchaouen (nord du Maroc). "Dans un moment d'inattention, le petit est tombé dans le puits que je réparais. Je n'ai pas pu fermer l'oeil de la nuit", a témoigné le père de Rayan auprès du site d'information Le360. Les secours ont pu acheminer "de l'eau et de l'oxygène par des tubes à Rayan", a précisé l'agence de presse MAP. Cinq pelleteuses déployées sur place ont commencé à creuser un terrain parallèle au puits. En début d'après midi, "il ne restait plus que 9 mètres à creuser dans le tunnel qui permettra aux sauveteurs d'atteindre le petit garçon" selon Le360 Mobilisées depuis plus de 24 heures, les équipes de secours, n'ont pas pu descendre directement dans le puits car "son diamètre ne dépasse pas 45 centimètres", a déclaré Abdelhabi Temrani, responsable de l'opération de sauvetage, à la télévision publique Al Oula. Les secouristes ont également pensé "à élargir le diamètre du puits mais ce n'était pas possible à cause de la nature de la terre qui pouvait conduire à un éboulement", a détaillé de son côté le porte-parole du gouvernement. Seule solution: creuser autour du puits pour sauver l'enfant dont la survie a suscité beaucoup d'émotion sur les réseaux sociaux, jusqu'en Algérie voisine. Le hashtag #sauvezrayan (en arabe) figurait d'ailleurs jeudi parmi les principales tendances de Twitter. L'émoi local est tel que des habitants de la région affluent "en grand nombre" sur les lieux du drame, entravant parfois le labeur des équipes de secours. "Les secouristes travaillent dans des conditions très difficiles. On appelle les citoyens à les laisser travailler pour sauver cet enfant", a exhorté M. Baitas. Les autorités ont également mobilisé un hélicoptère sanitaire de la gendarmerie qui se tient prêt à évacuer Rayan vers un hôpital proche en cas de sauvetage, a rapporté la télévision publique 2M sur Twitter.