27 septembre 2010 à 7h56 par La rédaction

L'excision reste une pratique très répandue en Afrique sub-saharienne. Au sens courant, cette mutilation consiste en l'ablation du clitoris de la femme. Plusieurs formes existent néanmoins, allant de l'ablation du clitoris à celle des petites lèvres, parfois accompagné de la suture des grandes lèvres. On pratique l'excision pour de nombreuses raisons : préserver la virginité féminine jusqu'au mariage, améliorer le plaisir masculin (par le rétrécissement du vagin ou de l'orifice vaginal), raisons hygiéniques, esthétiques, culturelles ou traditionnelles�?�En France on pratiqua l'excision au cours du 19 ème siècle pour des raisons religieuses ou pseudo-médicales tendant à combattre l'onanisme.Aujourd'hui cette pratique est largement répandue dans 28 pays d'Afrique sub-saharienne mais aussi dans certaines régions du Proche-Orient et de l'Asie du Sud Est (Yémen, Indonésie et Malaisie).La plupart des pays démocratiques interdisent cette pratique au nom des droits de l'homme, du respect de la personne humaine et de la protection de l'enfance.Certain pays où l'excision est pratiquée depuis de nombreuses années ont décidé de lutter pour endiguer ces pratiques. Ainsi, au Burkina Faso, une loi interdisant les mutilations génitales féminines (MGF) a été promulguée en 1996, pour entrer en vigueur en février 1997.De nombreuses conventions et colloques d'information sont organisés pour lutter contre l'excision. En général sous l'égide des organisations internationales tels que l'ONU, l'OMS, l'UNICEF. Depuis les années 80 une méthode de réparation partielle ou complète du clitoris à été mise au point par les urologues français Pierre Foldes et Jean-Antoine Robein. En France, environ 800 femmes ont bénéficié de cette opération.La société civile s'est aussi largement mobilisée contre l'excision. Artistes, écrivains, journalistes, médecins etc�?� On peut citer par exemple le titre « Non à l'excision » de Tiken Jah fakoly.�?coutez le ["100% portrait"->http://www.africa1.com/spip.php?article3925] avec Khadi Diallo, formatrice au GAMS (Groupe pour l'Abolition des Mutilations Sexuelles féminines et autres pratiques néfastes pour la santé de la femme et de l'enfant)