Attentats de Kampala : deux accusés reconnus coupables

Par La rédaction

KAMPALA (AFP) - (AFP)

Deux des auteurs présumés des attentats de 2010 à Kampala, qui avaient fait 76 morts et avaient été revendiqués par les islamistes somaliens shebab, ont été reconnus coupables mercredi par la justice ougandaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les deux hommes, ougandais, avaient plaidé coupables mardi.L'un d'eux, Edris Nsubuga, avait reconnu les accusations de terrorisme portées contre lui.L'autre, Muhamoud Mugisha, avait admis avoir fomenté des actes terroristes.

Leurs peines doivent être prononcées vendredi.

Devant la Cour, Edris Nsubuga a reconnu avoir escorté un kamikaze sur l'un des lieux des attentats et y avoir aussi activé une bombe à distance.Mais il a affirmé avoir été lui-même menacé de décapitation s'il ne remplissait pas la mission.

"J'étais juste un être humain pris au piège (...) J'ai changé et je suis plein de remords," a-t-il affirmé.

Edris Nsubuga risque jusqu'à la peine de mort.Mais parce qu'il a plaidé coupable et a coopéré avec les autorités, le procureur, Lino Anguza, a demandé au juge de non pas lui infliger la peine maximale, mais une "peine de prison appropriée et dissuasive".

Muhamoud Mugisha a de son côté admis avoir combattu aux côtés des rebelles shebab en Somalie et avoir aidé les insurgés à organiser les attaques de Kampala.

"Je supplie la Cour de me pardonner et je présente mes excuses à tous les Ougandais pour ce qui s'est passé," a-t-il ajouté.Il risque jusqu'à sept ans de prison.

Le 11 juillet 2010, des bombes avaient explosé dans un restaurant et un bar de la capitale ougandaise retransmettant la finale de la Coupe du monde de football.

Les attentats avaient été revendiqués par les insurgés islamistes somaliens shebab.Ils avaient dit vouloir se venger de la participation de soldats ougandais à la force de l'Union africaine qui soutient le gouvernement de transition de Mogadiscio dont ils ont juré la perte.

Ces attentats étaient les plus meurtriers en Afrique de l'Est depuis les attaques des ambassades américaines de Nairobi et de Dar es Salaam le 7 août 1998.

Le procès de 12 autres accusés, qui n'ont pas plaidé coupables, doit reprendre le 15 novembre.