Ebola en RDC: l'ex-ministre de la Santé entendu par la justice (source judiciaire)

27 août 2019 à 17h07 par AFP

AFRICA RADIO

L'ex-ministre de la Santé, Oly Ilunga, a été entendu mardi par la justice congolaise dans une enquête sur l'utilisation de fonds publics dans la lutte contre l'épidémie d'Ebola qui a tué près de 2.000 personnes en un an en République démocratique du Congo.

"L'ex-ministre a été entendu par le premier avocat général de la République (un membre du parquet, NDLR), Mumba. Il est reparti libre", a indiqué à l'AFP une source judiciaire.Trois de ses ex-collaborateurs, "dont un médecin", ont été placés en garde à vue, ajoute cette source, qui confirme une information de la radio Top Congo.Le Dr Ilunga a été entendu "dans le cadre d'une enquête se rapportant à la gestion d'importants fonds versés par le gouvernement destinés à la riposte contre la maladie à virus Ebola", selon une autre source judiciaire. "C'est un enquête préliminaire. Il n'y a pas de raisons de s'inquiéter. Il n'est pas en état d'arrestation", a ajouté cette seconde source."Ses avocats feront une communication dans la soirée", a indiqué une source dans l'entourage du ministre démissionnaire, sans autre précision.Nommé en décembre 2016, le Dr Oly Ilunga a démissionné le 22 juillet. Il s'estimait désavoué par le président de la République Félix Tshisekedi, qui lui avait repris la conduite de la riposte contre Ebola.Le chef de l'Etat en a confié la coordination à Jean-Jacques Muyembe, directeur de l'Institut congolais de la recherche biomédicale de Kinshasa (INRB).L'ex-ministre s'opposait aussi à l'introduction d'un deuxième vaccin "par des acteurs qui ont fait preuve d'un manque d'éthique manifeste".Le ministre s'était opposé dans une circulaire à l'introduction de ce deuxième vaccin du laboratoire belge Janssen, filiale de l'Américain Johnson&Johnson.Au total 205.321 personnes ont été vaccinées, selon les autorités congolaises, selon qui le seul vaccin valable est "le rVSV-ZEBOV fabriqué par le groupe pharmaceutique (américain) Merck".La dixième épidémie d'Ebola sur le sol congolais a tué 1.990 personnes depuis qu'elle a été déclarée le 1er août dans l'est du pays, a indiqué le "comité national multisectoriel de la riposte" dans son bulletin daté de lundi."Nous avons maintenant la maîtrise de la situation sur le terrain. Ce n'est pas encore sous contrôle", a déclaré mardi à la presse le Dr Muyembe. "Il y a beaucoup d'espoir que les choses aillent beaucoup mieux dans les jours à venir", a-t-il ajouté en remerciant la Chine pour une aide de 60 tonnes de matériels de protection et de produits de laboratoire).bmb-st/jh"Nous avons mainteM. Ilunga a été entendu par la justice au lendemain de l'annonce du gouvernement de coalition