EN DIRECT - Kadhafi défie les insurgés

Par La rédaction

(AFP)

LE POINT DE LA SITUATION A 21H30.

Le colonel Kadhafi défie les insurgés en affirmant dimanche soir que "tout est calme" en Libye.

Mais la contestation continue à gagner du terrain dans plusieurs villes de l'ouest, notamment Zawiyah et Nalout.A l'est, où les manifestants ont pris le pouvoir, un conseil national indépendant a été créé à Benghazi: il doit représenter "toutes les villes libérées de Libye".

Des milliers d'étrangers continuent de fuir le pays par la route, en bateau ou en avion.FIN DE NOTRE DIRECT.

21H25 - Sommet - Nicolas Sarkozy demande un sommet de l'Union européenne sur la crise libyenne, afin de décider d'une "stratégie commune" en matière d'immigration.

21H20 - Hors du désert - Trois avions militaires britanniques ont à nouveau évacué 150 étrangers bloqués dans des campements du désert libyen, annonce le ministre britannique de la Défense Liam Fox.

20H47 - "Escalade" -  Malte, qui a accueilli 8.000 étrangers depuis le début de la crise libyenne, craint une "escalade" de la situation dans les prochains jours, déclare le Premier ministre maltais Lawrence Gonzi.

20H16 - "Sans valeur" - La résolution du Conseil de sécurité de l'ONU imposant des sanctions à l'encontre de Tripoli est "sans valeur", juge Kadhafi.

20H02 - "Petit groupe" - Le colonel Kadhafi assure qu'un "petit groupe" d'opposants au régime est "encerclé"."Nous règlerons cela", ajoute-t-il.

19H50 - Al-Qaida - Kadhafi accuse Al-Qaida d'être à l'origine des "bandes terroristes" qui ont fait des victimes en Libye.

19H44 - Kadhafi surréaliste - LA LIBYE EST "COMPLETEMENT CALME" et il n'y a pas de troubles dans le pays, assure le colonel Kadhafi.Il s'adresse par téléphone à la chaîne de télévision serbe Pink TV.

19H38 - Gel - La Grande-Bretagne annonce le gel des avoirs de Mouammar Kadhafi, "de membres de sa famille et de ceux qui agissent en leur nom ou sous leur direction".

19H19 - Marche sur Tripoli - Les villes de l'Ouest qui se trouvent "aux mains du peuple" depuis plusieurs jours "préparent une marche pour libérer Tripoli", selon ce dignitaire.

19H12 - A l'Ouest - PLUSIEURS VILLES DE L'OUEST DE LA LIBYE SONT DESORMAIS AUX MAINS DES OPPOSANTS.C'est un dignitaire libyen, membre du comité révolutionnaire de Nalout, à 60 km de la frontière tunisienne, qui l'affirme.

19H01 - 256 morts à Benghazi - C'est le bilan des violences dans cette ville de l'est, la deuxième du pays, contrôlée par les insurgés, selon le Comité international de la Croix Rouge (CICR) qui se fonde sur des indications de médecins sur place.2.000 personnes ont été blessées.

17H20 - "Libérer Tripoli" - "Nous comptons sur l'armée pour libérer Tripoli", explique le porte-parole de l'opposition Abdelhafez Ghoqa."Le reste de la Libye sera libéré par le peuple libyen", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Benghazi.Ce porte-parole avait auparavant annoncé la création d'un Conseil de transition."Chaque ville, libérée et non libérée, sera consultée sur sa formation". "Les conseils de chaque ville fonctionnent et il est hors de question de diviser la Libye en nord, sud, ouest ou est, ou sur des bases tribales.Le Conseil est à Benghazi parce que c'est une ville libérée".

16H53 - Aide américaine aux insurgés - La secrétaire d'Etat Hillary Clinton annonce que les Etats-Unis sont "prêts" à fournir "toute forme d'aide" aux opposants à Kadhafi.Les Etats-Unis ont fermé leur ambassade à Tripoli et réclament le départ du numéro un libyen."Nous devons d'abord voir la fin de son régime et sans davantage de bain de sang", explique-t-elle dans l'avion qui la conduit à Genève. "Nous voulons qu'il parte et qu'il rappelle ses mercenaires".

Conseil de transition

16H24 - Retour en Ukraine - Galina Kolotnitska, l'infirmière qui  accompagnait Kadhafi partout est arrivée à Kiev tôt ce matin à bord d'un avion ramenant des personnes évacuées.Sa fille avait dit  hier à un journal que sa mère était choquée par les violences.Des câbles diplomatiques américains révélés par WikiLeaks avaient évoqué l'existence de cette femme, décrite comme "une blonde voluptueuse".

15H56 -  DES DIRIGEANTS DE L'OPPOSITION ANNONCENT UN GOUVERNEMENT DE TRANSITION -  Ce "Conseil national" de transition représente les villes "libérées" et désormais aux mains de l'insurrection, annonce un porte-parole à Benghazi.Des consultations se poursuivent pour sa composition.

15H00 - "Très modeste" - "Nous n'avons pas d'argent à l'étranger", affirme Seif Al-Islam, un des fils Kadhafi alors que le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé un gel des avoirs financiers de la famille."Nous sommes une famille très modeste et tout le monde sait cela", explique-t-il à la TV américaine ABC."Le calme règne en Libye, les militaires n'ont attaqué aucun civil", assure aussi Seif Al-Islam.Il rejete toute idée de départ de Kadhafi."Nous vivons ici, nous mourrons ici".

14H40 - Kadhafi triomphe sur YouTube - Un spot musical israélien incorporant des extraits d'un discours enflammé du numéro un libyen, intitulé "Zenga, zenga", a été visionné plus de 400.000 fois.Il mixe des paroles vengeresses du colonel Kadhafi sur un air très rythmé et accompagne l'image du discours du "Guide de la révolution" de deux incrustations d'une danseuse assez dévêtue.

13H55 - "Point de non-retour" - Le départ de Kadhafi est "inévitable", estime le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini. La situation "a atteint un point de non-retour.Nous n'avions jamais vu une situation où le chef d'un régime donne l'ordre de tuer ses propres soeurs et frères en allant jusqu'à payer des mercenaires".

13H40 - 1.800 évacués à Malte - Un ferry italien est arrivé dans le port de La Valette avec près de 1.800 employés de la compagnie brésilienne Odebrecht (travaillant dans le pétrole et le bâtiment) originaires notamment de pays d'Asie.

13H07 - Colère ailleurs - La contestation se poursuit dans d'autre pays arabes.A Tunis, de nouveaux heurts opposent jeunes et policiers dans le centre-ville, au lendemain d'affrontements ayant fait trois morts.A Oman, deux personnes ont été tuées par la police lors de la dispersion d'une manifestation de chômeurs dans la ville de Sohar.

13H00 - "Où est le gouvernement égyptien?" - C'est la colère à Ras Jedir, poste-frontière à la frontière tuniso-libyenne, où arrive un flux d'Egyptiens.Des centaines de personnes ont dormi dehors sur leurs valises malgré le froid. "Où est le gouvernement égyptien ? Où est l'armée égyptienne ?", crient des réfugiés. "Il pleut, on est assis sous la pluie et rien ne bouge", lance un homme. "Ils nous disent que des bateaux et des avions vont venir, mais on ne sait pas si c'est vrai", raconte un autre réfugié à une équipe de télévision de l'AFP.

"Despote"

12H52 - Manifestation - Des milliers d'habitants de la ville de Zawiyah, près de Tripoli, manifestent  contre le régime de Kadhafi lors d'une visite de presse pourtant organisée par les autorités libyennes, rapportent des témoins.

12H41 - Grèce - Quelque 4.600 étrangers, majoritairement Chinois, évacués de Libye sont arrivés en Grèce.Quatre ferries grecs ont accosté au Pirée, près d'Athènes, et deux autres à Héraklion, en Crète.Plus de 12.000 personnes ont été évacuées via la Grèce depuis le début des violences.

12H15 - Immunité levée - Le Royaume-Uni lève l'immunité diplomatique de la famille Kadhafi. "Le pays s'enfonce dans la guerre civile, avec des scènes atroces, où des manifestants sont tués, et un gouvernement qui fait la guerre à son propre peuple, donc bien sûr, il est temps que le Colonel Kadhafi s'en aille", lance le ministre des Affaires étrangères William Hague sur la BBC.

12H05 - Poursuite de l'exode - Un navire militaire italien, le San Giorgio, a débarqué ce matin 258 étrangers, des Italiens et d'autres ressortissants européens, à Catane, en Sicile. "Pour nous, c'est une sorte de miracle que d'être parvenus à rentrer", déclare Francesco Baldassare, un Italien d'une trentaine d'années. 

12H01 - "Despote" - Angela Merkel appelle au départ du "despote" libyen. "Il est grand temps qu'il parte", affirme la chancelière allemande dans un communiqué.Mme Merkel et Barack Obama ont convenu samedi soir, lors d'un entretien téléphonique, du fait que "le colonel Kadhafi a perdu toute légitimité" en tant que dirigeant.

 11H25 - Un SMS pour 400 euros - "Pendant la nuit, les autorités ont envoyé des SMS aux habitants de Tripoli pour les inviter à aller à la banque et recevoir 500 dinars (environ 406 dollars)", raconte par téléphone un résident de Tripoli. "Ils disent d'apporter un livret de famille".Des files se sont formées devant les banques.

Exode

11H05 - Miliciens en 4X4 - A Tripoli, seuls circulent les miliciens de Kadhafi.Des habitants s'aventurent parfois dans les rues pour acheter du pain ou de l'essence, tous deux rationnés.Des chars contrôlent les routes d'accès à la capitale, selon un habitant.

10H57 - PRES DE 100.000 PERSONNES ONT FUI LA LIBYE CETTE SEMAINE, ANNONCE LE HCR - Ce sont en majorité des migrants égyptiens et tunisiens.

10H20 - Prudence européenne - La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton prévient que la répression aura "des conséquences" pour les dirigeants libyens.Mais elle n'appelle pas clairement au départ de Kadhafi, contrairement aux Etats-Unis ou à la France.Explication de cette prudence: certains des 27 pays de l'UE militent encore pour la retenue, par crainte de répercussions sur les citoyens européens encore présents en Libye ou, dans le cas de l'Italie ou de Malte, d'un afflux de réfugiés d'Afrique.

10H15 - "Crise humanitaire" - Plus de 10.000 personnes, en majorité des Egyptiens, ont fui samedi la Libye vers la Tunisie par le principal point de passage frontalier de Ras Jedir.Le Croissant-Rouge local parle d'une "crise humanitaire" et appelle à l'aide.

EN DIRECT - Au 13e jour d'une révolte sans précédent, le colonel Kadhafi continue de résister à l'insurrection.L'opposition prépare un gouvernement de transition dans l'est de la Libye du pays qu'elle contrôle.A New York, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité une série de sanctions sévères -dont un embargo sur les armes et une interdiction de voyager- contre le dirigeant libyen et ses proches.