JDA du Jeudi 22 Mars 2012

Par La rédaction

ACTU : Mohamed Merah, le suspect des tueries, est mortPARIS (Reuters) - L'auteur présumé des tueries de Montauban et Toulouse, Mohamed Merah, est mort lors d'un assaut donné par les policiers à l'immeuble où il se retranchait depuis près d'un jour et demi, a annoncé le ministre de l'Intérieur Claude GuéantIl a été retrouvé mort sur le sol après s'être jeté armé, par la fenêtre de l'appartement, a-t-il précisé.Les policiers du Raid sont intervenus en fin de matinée et des échanges de coups de feu nourris ont été entendus ainsi que plusieurs détonations. L'assaut a été d'une rare violence, a dit Claude Guéant.COUP D'ETAT au MALI ? Une junte militaire a déclaré hier à la télévision nationale avoir pris le pouvoir et a décrété un couvre-feu, le jeudi 22 mars 2012. Des ministres arrêtés ? Quel est le sort du président Amani TOUMANI TOURE ? Qui dirige la junte ? Comment le malien moyen accueille-t-il ce coup de force des militaires ? Comment réagit la forte communauté malienne de l'étranger ? Quelle attitude la jeunesse malienne adoptera-t-elle face à cette nouvelle donne ?POUR EN PARLER :Laurent DESPAS, journaliste, directeur du website �??'koaci.com » d'AbidjanDjadje SOUMARE, ex-président des Maliens de FranceJourdan ABDOULAYE, président de l'association « Rassemblement des Jeunes du Mali »Thiambel GUIMBAYARA, journaliste, « La voix du Mali »Adam THIAM, journalisteSambi TOURE, journalisteSituation de plus en plus confuse au Mali, l'armée a investi Bamako.GENESE :La tension chez les militaires est dans la suite de la manifestation des épouses de militaires au front au nord du pays. Ces militaires au front dans les régions nord du Mali, sont confrontés aux attaques répétées des rebelles du Mouvement national pour la Libération de l'Azawad (MNLA) qui sèment la terreur depuis le 17 janvier 2012. Les attaques du Mnla qui ont commencé par le camp de Menaka, ont continué jusque là, gagnant les localités d'Aguel'hoc, de Tessalit, de Tinzawaten et d'autres, tuant des dizaines de militaires de l'armée malienne et faisant des otages. Les épouses des militaires avaient manifesté les 27, 28 et 29 janvier à Kati, Bamako, Ségou et dans d'autres villes du Mali, exprimant leur mécontentement face à la situation de leurs époux au front, qui sont souvent privés de nourriture, du fait des rebelles qui réussissent la prouesse d'empêcher l'armée d'approvisionner ses troupes au nord. ACCELERATION :Lundi 19 mars, les enfants de Kati dont des élèves ont manifesté à Kati sur 15 km et ont tenté de marcher sur Koulouba, avant d'être dispersés par les forces de l'ordre qui ont usé du gaz lacrymogène. Jeudi 21 mars : Des militaires maliens ont pris jeudi le pouvoir à Bamako après plusieurs heures de combat, dissout les institutions et décrété un couvre-feu pour, selon eux, en finir avec le manque de moyens dans la lutte contre la rébellion touareg et les groupes islamistes dans le nord du pays. Ce jeudi vers 04H00 (locales et GMT) des militaires en uniforme sont apparus à la télévision nationale qu'ils occupaient depuis mercredi et annoncé avoir mis "fin au régime incompétent" en place à Bamako, avoir dissous "toutes les institutions", suspendu "la constitution" et décrété un couvre-feu. Le porte-parole de ces soldats, le lieutenant Amadou Konaré, a affirmé qu'ils avaient agi pour faire face "à l'incapacité" du régime du président Amadou Toumani Touré "à gérer la crise au nord de notre pays", en proie à une rébellion touareg et aux activités de groupes islamistes armés depuis la mi-janvier. Le lieutenant Konaré, entouré d'une dizaine d'autres militaires, parlait au nom d'un Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat (CNRDRE). Peu après, le capitaine Amadou Sanogo, chef de la junte, a pris la parole pour annoncer qu'un couvre-feu avait été décrété à compter de jeudi. La junte a "pris l'engagement solennel de restaurer le pouvoir" civil et de mettre en place un gouvernement d'union nationale. Une source indépendante a affirmé que le président Touré "et ses hommes ne sont plus au palais", sans préciser où ils se trouvaient. Des échanges de tirs nourris entre la garde présidentielle et les mutins ont été entendus pendant plusieurs heures dans la nuit de mercredi à jeudi. Le coup d'Etat met un terme au processus électoral, dont une présidentielle dont le premier tour était prévu le 29 avril.