L'Algérie et l'Italie veulent renforcer leur coopération

5 décembre 2020 à 17h21 par AFP

AFRICA RADIO

L'Algérie et l'Italie sont convenus de diversifier leur coopération en l'étendant à d'autres secteurs que les hydrocarbures, a déclaré samedi le chef de la diplomatie italienne Luigi Di Maio lors d'une visite à Alger.

Les deux pays ont signé à cette occasion "un mémorandum d'entente" pour développer la coopération bilatérale, a déclaré le ministre italien à l'issue d'un entretien avec son homologue algérien Sabri Boukadoum, selon l'agence de presse officielle APS.Ils ont développé un "partenariat solide" dans les secteurs économique et commercial, a dit M. Di Maio qui a toutefois souhaité que son pays "diversifie les domaines de coopération avec l'Algérie, autres que le secteur des hydrocarbures".Il a évoqué notamment les infrastructures, les petites et moyennes entreprises (PME), l'innovation technologique, l'agro-industriel et les télécommunications.Le secteur des hydrocarbures tient une place importante dans la relation économique algéro-italienne grâce notamment au groupe pétrolier italien Eni, présent depuis 1981 en Algérie, où il se présente comme le premier partenaire du géant algérien des hydrocarbures Sonatrach dans les domaines pétroliers et gaziers.Il gère avec Sonatrach le gazoduc TransMed qui relie l'Algérie à l'Italie, par la Tunisie.M. Boukadoum a aussi fait part d'un accord sur le dialogue bilatéral et la coopération visant à développer un "véritable partenariat" entre Alger et Rome.Les discussions ont également porté sur la situation dans le bassin méditerranéen, marquée par le phénomène de l'immigration clandestine, selon M. Di Maio qui a rappelé "l'importance qu'accorde l'Italie au problème des flux migratoires irréguliers et sa volonté de renforcer sa collaboration avec l'Algérie pour faire face à ce fléau".Selon un récent rapport de l'agence européenne Frontex, portant sur les cinq premiers mois de l'année 2020, le nombre de migrants en Méditerranée occidentale s'est élevé à plus de 3.700, dont la moitié étaient d'origine algérienne.En outre, la recrudescence des départs de clandestins d'Algérie et de Tunisie a été accentuée par la pandémie de Covid-19.