Le diabète, un mal méconnu en Afrique

Par La rédaction

Autrefois appelé, à tort, « maladie de riches », le diabète frappe de plus en plus d'Africains, souvent pris au dépourvu par cette maladie qui ne se voit pas...L'Afrique concentre le plus fort taux de pourcentage de cas de diabète non-diagnostiqués... L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que 78% d'Africains souffrant de diabète ne le savent pas. Pour pallier au déficit d'informations et de dépistage, la fondation Albertine Amissa Bongo Ondimba, du nom de la fille de feu Omar Bongo, organise chaque année depuis 2011, à Libreville, le symposium du diabète en Afrique.La quatrième édition s'est ouverte ce vendredi 6 juin dans l'enceinte du Sénat dans la capitale gabonaise. Une rencontre qui réunit de nombreux spécialistes internationaux dans le but de dresser un état des lieux de la maladie, de débattre des réalités de traitement et de prévention et de fixer des recommandations à destination des pouvoirs publics. Il faut dire que selon l'OMS, le Gabon figure parmi les quatre pays les plus touchés par la maladie. Les raisons : une urbanisation croissante, un mode de vie plus sédentaire et une alimentation riche en sucres (manioc, riz).Seul remède à ce mal, dont les symptômes sont une hyperphagie et une envie régulière d'uriner, manger équilibrer et faire du sport. Mais l'enjeu sur le continent africain demeure encore le diagnostic. Pour cela le symposium rendra compte d'une étude, intitulée « Projet Sudoscan ». Cet appareil doit permettre le dépistage du diabète en mesurant les lésions neuronales. Un prototype est actuellement testé au CHU de Libreville. Prochaine étape : proposer d'autres appareils aux hôpitaux de la sous-région.Stéphanie HartmannEnvoyée spéciale à Libreville