Le patron d'un groupe de presse ivoirien tué dans le crash de son avion

Par La rédaction

ABIDJAN (AFP) - (AFP)

Le patron d'un groupe de presse ivoirien, Nady Rayess, pionnier de la presse privée dans le pays, est mort lundi dans le crash de son petit avion près d'Abidjan, a-t-on appris auprès de l'Autorité nationale de l'aviation civile ivoirienne (Anac).

Le monomoteur que pilotait le PDG du groupe Olympe, de nationalité ivoiro-libanaise, s'est écrasé dans la matinée dans un village proche de Grand-Bassam (environ 40 km à l'est d'Abidjan) alors qu'il revenait d'Assinie, une autre cité balnéaire voisine, a indiqué à l'AFP une source à l'Anac, sans préciser les causes de l'accident.

"Les secours ont pu accéder sur les lieux et ont constaté le décès de M. Rayess, qui était seul à bord", a ajouté cette source.

Félix D. Bony, rédacteur en chef de L'Inter, l'un des journaux du groupe, qui s'est rendu sur place, a confirmé à l'AFP le décès: "c'est bien lui, on a retrouvé le corps.Un hélicoptère l'a évacué".

Dans un communiqué, le ministre de la Communication, Souleimane Coty Diakité, a fait part de ses regrets après ce décès et a, au nom du gouvernement, salué "un vaillant entrepreneur et homme de média".

Né à Divo (sud ivoirien) en 1962, Nady Rayess fut l'un des pionniers de la presse privée en Côte d'Ivoire.

Son groupe, l'un des plus gros imprimeurs de presse du pays, avait imprimé des titres de l'opposition sous la présidence de Félix Houphouët-Boigny (1960-1993), notamment La Voie, journal des partisans de Laurent Gbagbo, longtemps principal opposant au "père de la Nation" avant de devenir lui-même chef de l'Etat (2000-2011).

Le groupe Olympe publie notamment L'Inter et Soir-Info, deux quotidiens indépendants.

La presse ivoirienne est connue pour ses partis pris politiques et son ton souvent agressif, exacerbés durant la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011, qui a fait quelque 3.000 morts et s'est conclue avec l'arrestation de M. Gbagbo.