Mauritanie: le gouvernement "indigné" par les attaques contre l'islam et son prophète

Par AFP

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Le gouvernement mauritanien s'est dit "indigné" par les attaques contre l'islam "sous le fallacieux prétexte de la liberté de la presse", tout en "dénonçant" tout acte de "terreur" au nom de la religion, après la défense par le président français Emmanuel Macron de la liberté de caricaturer le prophète Mahomet.

"La République islamique de Mauritanie suit avec indignation les actions d'incitation menées depuis un certain temps contre l'islam sous le fallacieux prétexte de la liberté de la presse, ainsi que la provocation des musulmans en portant atteinte à notre Prophète" Mahomet, a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué reçu mardi.Le pays sahélien, où est appliqué la charia (loi islamique), "dénonce" cependant "tout acte de terreur commis au nom de la religion contre des innocents", dans ce communiqué.M. Macron est devenu la cible de manifestations dans plusieurs pays après avoir promis que la France continuerait à défendre ce genre de caricatures, lors d'un hommage national le 21 octobre à Samuel Paty, un professeur décapité dans un attentat islamiste le 16 octobre pour en avoir montré certaines à ses élèves.Des dizaines de jeunes ont par ailleurs manifesté lundi près de l'ambassade de France à Nouakchott pour dénoncer les propos du dirigeant français, a constaté un journaliste de l'AFP.Le parti islamiste Tewassoul, première force de l'opposition à l'Assemblée nationale, a quant à lui appelé le gouvernement mauritanien à prendre "une forte position contre les propos indécents et inacceptables de Macron" et appelé "à un boycott économique de la France", à l'instar de celui prôné par le président turc Recep Tayyip Erdogan.