Namibie: la production d'uranium en chute de 27,5% en 2011

Par La rédaction

WINDHOEK (AFP) - (AFP)

La production d'uranium a chuté de 27,5% en 2011 en Namibie, en raison d'une saison des pluies très violente, de la baisse des cours et de mouvements sociaux, selon un rapport de la banque centrale.

"Au cours de l'année 2011, la production a chuté de 27,5% à 4.217 tonnes, et devrait remonter à 4.486 tonnes en 2012", affirme la Banque de Namibie dans son dernier bulletin trimestriel, daté du 16 décembre.

"Les mines d'uranium n'ont pas pu atteindre leurs objectifs de production en raison des pluies abondantes, des faibles prix de l'uranium et de mouvements sociaux", a précisé Paul Hartmann, vice-gouverneur de la Banque centrale.

La direction de l'une des deux mines du pays, Langer Heinrich Uranium (LHU) a partiellement contesté l'analyse de la Banque centrale: "LHU a connu une chute de production en raison des pluies précoces, mais notre production n'a pas été affectée par la chute des cours ou par les mouvements sociaux", a déclaré à l'AFP Werner Duvenhage, directeur exécutif de LHU, soulignant que seul le chiffre d'affaires avait été affecté par la chute des cours.

LHU et l'autre grande mine du pays, Rössing Uranium --qui appartient au groupe anglo-australien Rio Tinto--, avaient produit 5.816 tonnes en 2010.

La Namibie fournit 8% de la production mondiale d'uranium, Rössing comptant à elle seule pour 5,3% de ce total.

Dans un récent rapport, Rössing a évalué avec optimisme le risque économique lié à l'accident de Fukushima: "Nous ne pensons pas que cela aura un impact négatif significatif sur les centrales nucléaires, qui restent un composant important dans le paysage énergétique mondial", estime le rapport annuel de la mine.

Rössing admet simplement que l'accident risque de ralentir la construction de centrales dans certains pays, notamment au Japon, le temps pour les ingénieurs de mettre au point de meilleures systèmes de sécurité pour les zones sismiques.

Selon l'Association nucléaire mondiale, le nombre de centrales en activité va continuer d'augmenter, de 441 aujourd'hui à environ 600 en 2030.