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Niger/élection: l'opposition déterminée à "défendre" la "victoire" de Mahamane Ousmane

01 mars 2021 à 17h13 Par AFP
La coalition de l'opposition Cap 20/21 et ses alliés ont annoncé lundi leur détermination à "défendre" la "victoire" de l'opposant Mahamane Ousmane à l'élection présidentielle au Niger, officiellement remportée par le candidat du pouvoir Mohamed Bazoum. "La victoire" de l'ex-président Mahamane Ousmane "au second tour du 21 février ne fait aucun doute", réaffirme la coalition dans un communiqué lu devant la presse, au siège du parti de M. Ousmane."Cette victoire, les membres de la coalition useront de tous les moyens de droit pour la défendre", prévient ce communiqué, lu par Amadou Boubacar Cissé, un des candidats battus au premier tour de la présidentielle et rallié à l'ancien chef de l'Etat.Les résultats provisoires officiels du scrutin donnent vainqueur Mohamed Bazoum, un proche du président sortant Mahamadou Issoufou, avec 55,7 % des voix.Mahamane Ousmane conteste ces résultats et s'est proclamé vainqueur avec 50,3%.La coalition "appelle toutes les Nigériennes et tous les Nigériens à se lever comme un seul homme et se rassembler autour du président Mahamane Ousmane pour empêcher la confiscation de leur victoire", selon le communiqué. "La crise qui secoue gravement le Niger n'est d'origine ni ethnique, ni raciale, elle résulte de l'entêtement d'un régime à refuser la sanction populaire qui s'est exprimée massivement et clairement le 21 février", estime la coalition qui dénonce des "gigantesques fraudes électorales" lors du scrutin.L'opposition accuse le pouvoir "de mettre en marche sa machine de répression" et "de suspendre la connexion internet, privant les Nigériens d'un droit constitutionnel, le droit à la communication".D'après la coalition, "plus de 500" personnes ont été "arrêtées arbitrairement à Niamey et à l'intérieur du pays", depuis les émeutes qui ont éclaté surtout dans la capitale Niamey après l'annonce des résultats proclamant Mohamed Bazoum gagnant.Le ministre de l'Intérieur Alkache Alhada a annoncé un bilan de deux morts et 468 interpellations, des pillages de magasins et la destruction d'infrastructures.La coalition "exige" la "libération sans condition" des personnes interpellées, parmi lesquelles la figure de l'opposition Hama Amadou, ancien Premier ministre, et une dizaine d'autres personnalités.Présenté par le ministre de l'Intérieur comme le "principal responsable" des troubles post-électoraux, Hama Amadou s'est rendu vendredi à la police et était toujours en garde à vue lundi.