Somalie: une vingtaine de pays se penchent à l'ONU sur l'avenir du pays

Par La rédaction

NEW YORK (Nations unies) (AFP) - (AFP)

Une vingtaine de pays se sont penchés vendredi à l'ONU sur l'avenir de la Somalie, quelques semaines après l'adoption d'un plan pour sortir le pays de l'impasse politique.

La feuille de route adoptée le 6 septembre augure de la fin du gouvernement de transition (TFG), qui s'est montré incapable de ressouder un pays ravagé par 20 ans de guerre civile.

L'un des points les plus délicats sera sans doute de se mettre d'accord sur une nouvelle structure gouvernementale.Le pays, à forte tradition clanique, est fragmenté en administrations souvent rivales.

"La Corne de l'Afrique est la région la plus complexe, instable et en difficulté sur le plan climatique", a résumé avant la réunion vendredi un haut responsable américain.

Les participants à la réunion ont "insisté sur l'importance de conduire des consultations populaires sur le projet de constitution et de réforme du parlement", lit-on dans le communiqué diffusé par l'ONU vendredi.

"La réunion a affirmé l'importance de développer des institutions gouvernementales et civiles dans toute la Somalie.Elle a demandé à la communauté internationale de mobiliser un soutien supplémentaire au TFG" dans ce but, peut-on également lire.

Les délégations ont aussi fait part de leur inquiétude face "au degré accru de violence" employé par les pirates somaliens.

Le rôle de l'Amisom, la force de l'Union africaine en Somalie a également été évoquée.La Somalie avait demandé la semaine dernière au Conseil de sécurité de l'ONU que les effectifs maximum de l'Amisom soient portés de 12.000 à 20.000 hommes.

La situation humanitaire créée par la sécheresse, bien qu'elle ait été abordée, devait faire l'objet d'une nouvelle réunion de l'ONU samedi.

Alors que quatre millions de Somaliens sont frappés par la famine et que 750.000 risquent de mourir selon l'ONU, la communauté internationale pointe plus que jamais la responsabilité des milices islamistes shebab, accusées d'empêcher l'acheminement de l'aide, forçant les habitants de la région à un exode massif au Kenya et en Ethiopie notamment.