Tchad: le chef de la junte "appuie l'initiative" d'une force mixte aux frontières de la Libye

25 août 2021 à 21h28 par AFP

AFRICA RADIO

Le chef de la junte au Tchad a proposé mercredi "de relancer l'accord quadripartite entre la Libye, le Soudan, le Niger et le Tchad" en créant une force mixte aux frontières libyennes, pour prévenir notamment l'incursion de groupes rebelles comme celle d'avril qui a entrainé la mort d'Idriss Déby Itno.


Un accord de coopération sécuritaire entre ces quatre Etats pour lutter contre le terrorisme et les trafics a été signé en 2018, sans empêcher l'installation de paramilitaires dans le sud libyen et l'incursion de rebelles par-delà la frontière dans un pays ravagé par une décennie de violences."Le Tchad appuie l'initiative de relancer l'accord quadripartite entre la Libye, le soudan, le Niger et le Tchad par la mise en place d'une force mixte tout au long de ses frontières", a déclaré Mahamat Idriss Déby à l'occasion de la première visite au Tchad du vice-président du Conseil présidentiel libyen depuis le décès du président Déby."Notre pays est engagé résolument à jouer sa partition pour aider le peuple libyen, mais en retour le Tchad souhaite vivement que des mercenaires et bandes armées écumant la Libye ne déstabilisent pas les pays voisins", a-t-il précisé."Les questions relatives à la démilitarisation, à la démobilisation et à la réinsertion de ces hommes armés doivent être un préalable à ses objectifs", a ajouté le président du Conseil militaire de transition.Le vice-président du conseil présidentiel libyen Moussa Al-Kouni a de son côté annoncé qu'"une lutte sans merci est désormais engagée contre ces groupes de mercenaires armés", selon la présidence tchadienne.Samedi, le gouvernement tchadien a annoncé diviser par deux ses effectifs déployés en février dans le cadre de la force antijihadiste du G5 Sahel dans la "zone des trois frontières", aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso, évoquant "un redéploiement stratégique".A l'annonce de la mort du président Déby, son fils s'est arrogé les titres de président de la République et de chef suprême des armées. Il a promis des élections "libres et démocratiques" au terme d'une période de transition de 18 mois renouvelable, mais sans exclure une prolongation de la transition.