Tchad: un homme muni d'un couteau abattu devant la présidence (parquet)

Par AFP

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Un homme présenté comme un déséquilibré muni d'un couteau a été tué jeudi par des soldats devant le palais présidentiel du Tchad à N'Djamena, a assuré jeudi le parquet à l'AFP.

Cette personne, "instable mentalement, s'est présentée ce matin devant le palais avec une arme blanche à la main", a détaillé Gérard Nedeou, premier substitut du procureur de N'Djamena."Les gardes ont d'abord essayé de le maîtriser, mais l'homme a tenté d'arracher une de leurs armes", selon M. Nedeou, ajoutant que "les gardes ont alors reçu l'ordre de tirer sur lui". Les circonstances du drame ont été confirmées à l'AFP par deux officiers du renseignement tchadien, sous couvert de l'anonymat. L'année dernière, au moins un Tchadien avait été tué et un autre blessé par balle près du même palais, devant lequel il est interdit de stationner. Le 9 juin 2020, deux militaires français ont été blessés par balles par des gardes du palais. Habillés en civil et venus préparer la visite d'un officier français, selon Paris, il filmaient le palais quand les militaires de faction ont ouvert le feu, d'après un responsable de la garde présidentielle.Mardi, des soldats ont à nouveau tiré sur une voiture de l'armée française stationnée à proximité d'une résidence du président Idriss Déby Itno à N'Djamena.Les gendarmes français, à l'intérieur du véhicule, filmaient un monument en face de cette résidence "sans qu'ils n'aient conscience de la sensibilité de l'endroit", ont expliqué mardi dans un communiqué conjoint le Tchad et de l'Ambassade de France.Les gardes ont cette fois visé les pneus, sans faire de blessé. La force française antijihadiste Barkhane au Sahel a son siège à N'Djamena.Le Tchad est dirigé depuis près de trente ans par M. Déby, arrivé au pouvoir en 1990 par les armes, notamment avec l'aide de la France. Il a failli être renversé à plusieurs reprises par des rebelles. En février 2008, des miliciens étaient même arrivés jusqu'aux porte du palais présidentiel, avant d'être repoussés par les militaires tchadiens soutenus par l'armée française.