Les Gardiens de la Révolution ont saisi un navire opérant sous pavillon Eswatini, accusé de transporter 350.000 litres de carburant de contrebande. L’embarcation a été conduite à Boushehr, dans le sud-ouest de l’Iran. Treize membres d’équipage, originaires d’un pays voisin et d’Inde, ont été placés sous contrôle des autorités.
Le gouvernement d’Eswatini a immédiatement démenti toute implication, assurant n’avoir aucun navire enregistré sous son pavillon. Le royaume rejette "toute tentative d’associer" le pays à une activité criminelle.
Une région sous haute surveillance
L’Iran annonce régulièrement l’interception de bateaux impliqués dans la contrebande de carburant dans le détroit d’Ormuz, corridor stratégique par lequel transite une partie essentielle du pétrole mondial. Mi-novembre, les Gardiens avaient déjà saisi le pétrolier Talara, accusé de transporter illégalement des produits pétrochimiques iraniens vers Singapour.
Des précédents à forte dimension géopolitique
L’an passé, un porte-conteneurs suspecté d’être lié à Israël avait aussi été arraisonné, dans un contexte de fortes tensions régionales. Les autorités iraniennes assurent toutefois que la saisie récente du Talara n’était pas une mesure de rétorsion.
Selon l’opérateur du navire, le Talara a finalement été relâché le 19 novembre, son équipage étant désormais en sécurité. La nouvelle saisie illustre une nouvelle fois la volonté de Téhéran de contrôler strictement les flux maritimes dans une zone névralgique.
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