Ancien député tunisien devenu opposant, Seifeddine Makhlouf a été extradé dimanche 18 janvier vers la Tunisie par l’Algérie, où il s’était réfugié en juillet 2024. L’ONG Amnesty International a dénoncé le renvoi de l’opposant en Tunisie, accusant Alger d’avoir "bafoué ses obligations en vertu du droit international relatif aux droits humains". "Cette décision est particulièrement alarmante compte tenu de la répression croissante contre l'opposition en Tunisie, où la justice est de plus en plus souvent instrumentalisée dans le but de réduire l'opposition au silence", a souligné l’ONG.
Plusieurs accusations en suspens
Seifeddine Makhlouf fait l’objet de plusieurs chefs d’accusation depuis 2021. Il a notamment été condamné à 14 mois de prison par un tribunal militaire pour insulte envers des policiers. En janvier 2026, l’opposant aurait également été condamné par contumace à cinq ans de prison pour "atteinte à la sûreté de l’État", d'après des médias tunisiens citant des sources judiciaires. Grand critique du président tunisien Kais Saied, il est l'un des dirigeants de la formation islamo-nationaliste Al-Karama. À son retour sur le territoire tunisien, il a été arrêté par les autorités et emprisonné. Amnesty a demandé l'annulation des décisions de justice rendues en son absence et réclamé un nouveau procès "équitable".
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