Une guerre dévastatrice qui a déplacé 14 millions de personnes
Depuis avril 2023, le Soudan est plongé dans un conflit meurtrier opposant l’armée aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR). La guerre a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué une crise humanitaire majeure. Au plus fort des affrontements, environ 14 millions de personnes avaient été contraintes de fuir, à l’intérieur du pays comme à l’étranger.
Sudan must not be forgotten.
— IOM - UN Migration 🇺🇳 (@UNmigration) January 21, 2026
Over 1,000 days of conflict have displaced nearly one in three people, over 15 million lives uprooted, families separated, communities shattered. Behind every number is a family fighting to survive with dignity.
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Une accélération des retours après la reprise de Khartoum
Dans son dernier rapport, l’OIM estime à 3,3 millions le nombre de Soudanais revenus à fin novembre 2025. Cette accélération des retours fait suite à une vaste offensive lancée fin 2024 par l’armée pour reprendre des régions tombées aux mains des FSR, campagne qui s’est conclue par la reconquête de Khartoum en mars 2025. Plus des trois quarts des personnes revenues étaient déplacées à l’intérieur du pays, tandis que 17 % sont rentrées depuis l’étranger. La capitale Khartoum a enregistré le plus grand nombre de retours, avec environ 1,4 million de personnes, suivie par l’État d’Al-Jazira (près de 1,1 million).
Reconstruction et fragilité de la sécurité
Le gouvernement, allié à l’armée, a annoncé son retour à Khartoum après près de trois ans depuis Port-Soudan, sur la mer Rouge. Des travaux de reconstruction ont été engagés dans la capitale. Si certaines zones connaissent un relatif reflux des combats, les FSR continuent de mener des frappes sporadiques de drones, ciblant notamment des infrastructures, et la situation reste volatile dans d’autres régions.
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Des combats toujours meurtriers dans le sud et le Darfour
Dans le sud du pays, les paramilitaires ont progressé dans la région du Kordofan après avoir pris, en octobre 2025, le dernier bastion de l’armée au Darfour. Des informations font état de tueries de masse, viols, enlèvements et pillages après la prise d’El-Facher.
Face à ces crimes, la Cour pénale internationale (CPI) a ouvert une enquête formelle sur des crimes de guerre commis par les deux camps, tandis que l’OIM continue de suivre de près les déplacements et les retours des populations.
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