De violentes pluies à l’origine du drame
Dans la nuit du 12 au 13 janvier, de fortes précipitations se sont abattues sur la localité de Kashebere, située à une centaine de kilomètres à l’ouest de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu. Ces pluies ont déclenché un glissement de terrain qui a enseveli plusieurs habitations, piégeant leurs occupants sous la boue et les rochers. Selon des sources locales jointes par l’AFP, le bilan humain reste provisoire et pourrait encore s’alourdir.
Un bilan humain encore incertain
Les chiffres divergent selon les sources sur le terrain. « Dix-huit corps ont été retrouvés et onze personnes sont encore introuvables », a déclaré Émile Kubuya, un responsable de l’administration locale réfugié en zone gouvernementale. De son côté, Célestin Batende Behe, représentant de la société civile locale, évoque un bilan plus lourd : « Pour l’instant, il y a 22 corps et nous craignons qu’un autre éboulement puisse survenir. » Un habitant de Kashebere, Ombeni Kishuba, affirme que 34 personnes auraient été englouties lors du drame, dont 22 corps déjà récupérés. Certaines victimes resteraient enfouies sous une épaisse couche de boue.
#RDC|🇨🇩 Un glissement de terrain frappe le village de Burutsi à Walikale, faisant au moins sept morts, plusieurs blessés et une vingtaine de disparus. Les recherches se poursuivent alors que la forte pluie a détruit de nombreuses maisons. pic.twitter.com/k740LGGrPC
— Justin KABUMBA (@kabumba_justin) January 13, 2026
Des familles entières ensevelies
Selon une source sanitaire locale, la catastrophe a particulièrement touché des familles entières. « Huit corps ont été retrouvés dans une même maison, visiblement les membres d’une même famille et des visiteurs », a-t-elle indiqué. Les opérations de secours restent extrêmement difficiles. Les équipes locales font face à des amas de pierres, de boue et à l’instabilité du sol, rendant les recherches dangereuses.
Une zone hors du contrôle de l’État
Kashebere se situe dans une région largement échappée au contrôle du gouvernement congolais. La zone est passée sous l’emprise du groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, qui contrôle depuis plusieurs années de vastes territoires dans l’est du pays, y compris les grandes villes de Goma et Bukavu.
Cette absence d’autorité étatique complique considérablement la gestion des catastrophes naturelles et l’acheminement des secours.
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Des glissements de terrain récurrents dans l’est de la RDC
Les régions montagneuses de l’est de la RDC sont régulièrement frappées par des glissements de terrain meurtriers, en particulier pendant la saison des pluies. La déforestation, l’habitat précaire et le manque d’aménagement du territoire aggravent les risques pour les populations locales. Ce nouveau drame relance les inquiétudes sur la sécurité des habitants et la capacité des autorités – dans un contexte de conflit armé – à prévenir et gérer les catastrophes naturelles.
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