Centrafrique: l'opposition accuse le pouvoir de l'attaque de leur meeting

Par La rédaction

LIBREVILLE (AFP) - (AFP)

La plate forme d'opposition centrafricaine, le Front pour l'annulation et la reprise des élections (Fare-2011), dont un meeting a été perturbé le 27 août accuse "un haut responsable" du parti au pouvoir et annonce "intenter une action en justice", dans un communiqué mardi.

Accusant "un haut responsable du KNK (Kwa na Kwa, parti au pouvoir)" d'avoir organisé ces perturbations, les partis d'opposition membres du Fare-2011 annoncent "intenter une action en justice", selon le communiqué.

"Devant cet acte ignoble dont les auteurs sont identifiés, les Partis Politiques membres du FARE 2011 (...) ont décidé d'intenter une action en justice contre ces fossoyeurs de la démocratie et leurs commanditaires", annonce le communiqué.

"Avant le début du meeting, des jeunes drogués instrumentalisés notamment par un haut responsable du KNK et un griot de la presse présidentielle, ont lancé des attaques contre les militants et les leaders de l'opposition: jets de pierres , de sachets incendiaires (...) sous l'oeil complice des agents de forces de l'ordre présents sur les lieux et qui ont préféré ne pas intervenir", ajoute-t-il, précisant que l'évènement aurait fait au moins 7 blessés.

Plusieurs dizaines de personnes avaient surgi au moment où l'ancien Premier ministre, Martin Ziguélé (2001-2003) arrivé 3e à la présidentielle du 23 janvier dernier allait prendre la parole sur la place de la Réconciliation Omar Bongo Ondimba, à Bangui.

Le Fare-2011, qui avait appelé ses militants à boycotter les législatives partielles du 4 septembre, entendait, au cours du meeting, expliquer à ceux-ci les raisons de cet appel.

Les résultats de la présidentielle, remportée au premier tour avec 64,37% des voix par le président sortant François Bozizé, et du premier tour des législatives avaient déjà conduit l'opposition à boycotter le second tour des législatives le 27 mars, estimant que les élections avaient été entachées "d'irrégularités, de fraudes massives et de graves dysfonctionnements"

A l'issue du second tour des législatives du 27 mars, la Cour constitutionnelle avait invalidé les résultats dans 14 des 105 circonscriptions électorales pour différentes irrégularités.