Comores: le chef d'état-major limogé et en résidence surveillée

Par La rédaction

MORONI (AFP)

Le chef d'état-major de l'armée comorienne, qui s'est opposé mardi à son inculpation dans le cadre d'une enquête sur le meurtre d'un haut gradé de l'armée, a été limogé et placé en résidence surveillée, a annoncé le ministre de l'Intérieur et de la Défense.

Le général Salimou Amiri "a accepté de se soumettre à la décision de la justice et d'aller à la maison qui lui était réservée pour pouvoir être écouté par la justice", a déclaré dans la soirée à la radio nationale Ibrahima Houmadi Sidi.

Le chef d'état-major "est en résidence surveillée", a affirmé le ministre.

Trois décrets présidentiels ont été lus à la radio, dont l'un a mis "fin aux fonctions du chef d'état-major de l'AND (Armée nationale de développement), le général de brigade Salimou Amiri".

Le capitaine Gamil Soilihi Abdallah, actuel "chef de corps" de l'armée, a été promu au grade de lieutenant-colonel et nommé chef d'état-major par intérim, selon ces décrets.

Le général Salimou s'était rendu mardi matin au tribunal de Moroni pour y être entendu par un juge en charge de l'enquête sur le meurtre d'un colonel assassiné mi-juin par des inconnus à Moroni.

A l'issue de cette audition, le juge a signifié au général Salimou son inculpation et son arrestation.Ce dernier s'y est opposé, a tenté de se rendre à la caserne de Kandani, quartier général de l'armé en périphérie de la capitale, où il a trouvé porte close, et a finalement trouvé refuge dans une école militaire, où il se trouvait encore en fin d'après-midi.