Dépêches AFP

Devant la presse, le président zambien dément toute dérive autocratique

08 novembre 2019 à 16h26 Par AFP
Le président zambien Edgar Lungu a vigoureusement démenti vendredi restreindre la liberté de réunion des chefs de l'opposition, lors d'une très rare rencontre avec la presse conviée dans son palais de Lusaka. Depuis sa réélection en 2016, M. Lungu est régulièrement accusé par ses adversaires politiques de dérive autoritaire. Il a essuyé de nombreuses critiques pour avoir fait brièvement emprisonner son principal rival, Hakainde Hichilema.Son récent projet de réforme de la Constitution, qui renforce considérablement ses pouvoirs du chef de l'Etat, fait également l'objet d'une vive controverse.La semaine dernière, les forces de l'ordre ont dispersé dans un nuage de gaz lacrymogène la réunion publique d'un de ses ex-ministres passé dans l'opposition."Vous ne pensez pas qu'il existe une saison pour faire une campagne électorale ?", a demandé vendredi Edgar Lungu."On peut organiser des réunions publiques de temps en temps mais il n'est pas acceptable de galvaniser les foules sans arrêt de 2016 à 2021", a-t-il ajouté, "si la police estime que c'est nécessaire, elle a le droit d'empêcher un meeting".Des élections générales sont prévues en Zambie en 2021.Le chef de l'Etat a indiqué qu'il était prêt à y briguer un nouveau mandat. "Je ne suis qu'un candidat et je ne peux présumer du choix du candidat du PF (Front patriotique, son parti) pour 2021", a-t-il dit, "je suis démocrate"."Mais si c'est le choix de la conférence (du parti), j'irai. En clair, je suis dans la course", a insisté Edgar Lungu.