Egypte: baigneurs attaqués, un des requins en liberté

Par La rédaction

LE CAIRE (AFP)

Une association de protection de la nature a averti samedi qu'au moins un des requins soupçonnés d'être derrière une attaque de baigneurs près des côtes du Sinaï, dans l'est de l'Egypte, se trouvait encore en liberté, alors que la plage était rouverte aux touristes.

Les autorités égyptiennes avaient fait état jeudi de la capture d'un requin longimane et d'un requin mako, soupçonnés d'avoir attaqué cette semaine plusieurs touristes le long des côtes de la station balnéaire de Charm el-Cheikh, dans le sud du Sinaï.

Mais l'Association de la conservation et la protection de l'environnement d'Hourghada a affirmé dans un communiqué qu'au moins un des deux requins n'était pas impliqué dans les attaques.

"Si l'on compare la vidéo du requin longimane responsable de (...) l'attaque avec les images du requin longimane capturé, c'est clair qu'elles ne montrent pas le même requin", indique l'association.

Un responsable gouvernemental ayant supervisé la traque avait indiqué jeudi à l'AFP que le requin longimane capturé était le même que celui filmé mardi par des plongeurs peu avant les attaques de deux femmes, dont une avait perdu les bras, l'autre un pied.

Le requin mako capturé, soupçonné d'avoir attaqué un troisième baigneur mercredi, aurait été identifié par des témoins, selon Mohammed Salem, directeur du South Sinai Conservation.

Les autorités égyptiennes avaient fait état jeudi de quatre blessés, trois Russes et un Ukrainien.

Mais des médecins ont indiqué que la quatrième personne dont on pensait qu'elle avait été attaquée par un requin s'était en fait blessée sur du corail en prenant la fuite.

M. Salem a reconnu qu'aucun membre n'avait été retrouvé dans les estomacs des requins capturés.

Les requins sont connus pour arracher des membres d'êtres humains mais pas les avaler.

Le maire de Charm el-Cheikh, Gamal al-Mahdi, a indiqué à l'AFP que les plages avaient été rouvertes après que les autorités eurent considéré qu'il n'y avait plus de danger près des côtes, qui attire chaque année entre trois et quatre millions de vacanciers.