France-Algérie: "Ni déni, ni repentance" (ambassadeur)

Par AFP

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La réconciliation entre Paris et Alger doit s'inscrire dans le cadre d'une reconnaissance mutuelle qui ne soit "ni le déni, ni la repentance", affirme mardi l'ambassadeur de France en Algérie, François Gouyette, dans une interview à un quotidien algérien.

"C'est d'un dialogue entre nos deux pays que pourront émerger des mesures symboliques et des actes concrets qui concrétiseront cette volonté nouvelle de réconciliation des peuples français et algérien", plaide M. Gouyette, interrogé sur le récent rapport de l'historien français Benjamin Stora.M. Stora, spécialiste reconnu de l'histoire contemporaine de l'Algérie, a été chargé en juillet par le président Emmanuel Macron de "dresser un état des lieux juste et précis du chemin accompli en France sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d'Algérie".Diversement accueilli, son rapport, remis le 20 janvier, a soulevé de vives critiques, aussi bien en Algérie qu'en France, notamment pour ne pas avoir préconisé des "excuses" de Paris pour la colonisation."Je pense que l'objet même de la mission de Benjamin Stora a été mal compris par certains, en France comme en Algérie", estime le diplomate, dans son entretien avec le quotidien francophone L'Expression, proche du pouvoir. "Nous avons observé des réactions critiques de la part de différents groupes mémoriels qui ont jugé que le rapport ne rendait pas suffisamment justice à leur propre expérience de la colonisation et de la guerre", dit-il.Premier président français né après la guerre d'Algérie (1954-1962), M. Macron s'est engagé à prendre des "actes symboliques" pour tenter de réconcilier les deux pays, mais il a exclu toute "repentance" et "excuses".