La FAO aide des familles rurales en Côte d'Ivoire et au Liberia

18 avril 2011 à 10h18 par La rédaction

ROME (AFP)

L'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a annoncé lundi le début d'une opération d'aide à plus de 10.000 familles rurales en Côte d'Ivoire et au Liberia voisin pour sauver la saison des semis qui est sur le point de débuter.

"Avec le retour timide du calme en Côte d'Ivoire qui succède à plusieurs mois de violence politique, une course contre la montre s'est engagée pour sauver la saison des semis de riz et de maïs qui débute avec les premières pluies dans l'ouest et le nord du pays", indique l'agence spécialisée de l'ONU dans un communiqué.

En dépit des problèmes de sécurité qui subsistent, "la FAO vient de lancer une opération de distribution de semences, d'engrais et d'outils agricoles à quelque 12.000 familles rurales en Côte d'Ivoire et au Liberia", ajoute l'agence qui précise que cette opération vise "les villages qui abritent des réfugiés et des personnes déplacées".

A New York, les Nations unies ont lancé jeudi un appel pour collecter plus de 300 millions de dollars afin d'assurer une aide à la Côte d'Ivoire et au Liberia où plus de 130.000 Ivoiriens ont trouvé refuge.

"En distribuant semences, engrais et outils, la FAO espère que l'assistance aux réfugiés et aux familles qui les ont accueillis préviendra de futures tensions tout en réduisant le fardeau de la lutte quotidienne pour se nourrir", précise pour sa part l'agence basée à Rome.

"Il n'y aura pas assez de nourriture car il y a moins de provisions que d'habitude pour couvrir la période de soudure jusqu'à la prochaine récolte", a indiqué Luc Genot, qui coordonne l'aide d'urgence de la FAO en Côte d'Ivoire.

La menace qui pèse à présent succède à la perte d'une grande partie de la récolte qui s'est achevée en janvier dernier.Les familles rurales ont soit été prises de court et ont pris la fuite sans avoir pu récolter, soit vendu leurs récoltes à bas prix dans la précipitation du départ afin d'avoir un peu d'argent liquide pour couvrir les frais de voyage, rappelle la FAO.