RDC: le M23 et Kinshasa priés de mettre en �?uvre rapidement leurs engagements

13 décembre 2013 à 12h57 par La rédaction

Kinshasa (AFP)

La communauté internationale a exhorté vendredi Kinshasa et les ex-rebelles du M23 à "mettre en �?uvre rapidement" leurs engagements pris la veille en entérinant solennellement la fin de leur conflit dans l'est de la République démocratique du Congo.

"Les envoyés spéciaux encouragent les parties à mettre en �?uvre rapidement les engagements auxquels ils ont souscrits dans les déclarations, dont le désarmement, la démobilisation et la réintégration des membres du M23 en RDC, au Rwanda, et en Ouganda, selon le cas", indique un communiqué publié par l'ONU.

Dans ce texte, signé de l'envoyée spéciale de l'ONU pour la région des Grands Lacs, Mary Robinson, de ses homologues américain, Russ Feingold, de l'Union africaine, Boubacar Diarra et de l'Union européenne, Koen Vervaeke, et du chef de la Mission de l'Onu en RDC, Martin Kobler, les envoyés spéciaux "exhortent le gouvernement de la RDC à veiller à ce que tous ceux qui ont commis des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, répondent de leurs actes".

Kinshasa et les rebelles du M23 ont entériné formellement à Nairobi jeudi la fin de leur conflit dans l'est de la RDC, plus d'un mois après la défaite militaire de la rébellion, début novembre, qui a conduit ses membres à fuir en Ouganda et au Rwanda.

Sans signer d'accord, les deux belligérants ont signé chacun de leur côté une déclaration d'engagements unilatérale.

Le M23 a confirmé sa renonciation aux armes et promis de démobiliser ses combattants et se muer en parti politique légal.

De son côté, le gouvernement congolais doit rendre cela possible en favorisant la réinsertion des miliciens démobilisés, en prenant un certain nombre de mesures socio-économiques et sécuritaires, et en déposant au Parlement un projet de loi d'amnistie pour "faits de guerre et d'insurrection" dont ne pourront bénéficier les auteurs de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et autres violations graves des droits de l'Homme.

Né d'une mutinerie, en avril 2012, d'anciens rebelles intégrés à l'armée congolaise, le M23 avait concentré son action dans la province du Nord-Kivu (est), au sous-sol riche en ressources minières convoitées, où il disait assurer la défense des populations rwandophones  face à certaines des nombreuses milices encore présentes dans cette province.

A ce sujet, les envoyés spéciaux "appellent toutes les forces négatives [les groupes armés présents en RDC, NDLR] à déposer leurs armes", alors que, le M23 vaincu, l'armée congolaise et les Casques bleus ont désormais dans leur ligne de mire les rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), avant de s'en prendre aux autres milices.