Violences préélectorales en RDC: église, UE, USA et ONU appellent au calme

Par La rédaction

KINSHASA (AFP) - (AFP)

L'église catholique, la délégation de l'Union européenne, la Mission de l'ONU et l'ambassadeur des Etats-Unis en République démocratique du Congo ont appelé au calme mercredi les acteurs politiques après des actes de violences liés aux élections prévues le 28 novembre.

"Nous invitons les uns et les autres, de même que les forces de l'ordre, à garder le sang-froid, à éviter des provocations inutiles et à faire preuve de calme et de retenue", a déclaré à la presse mercredi l'archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya.

Evoquant notamment la mort d'un homme mardi à Kinshasa lors de la dispersion par la police d'un rassemblement de l'opposition, Mgr Monsengwo a jugé qu'il "ne fait aucun doute que ce sont là des actes capables de provoquer l'escalade dans le pays et de détourner l'attention des citoyens des vrais problèmes".

La délégation de l'Union européenne et les Etats membres de l'UE représentés en RDC ont appelé dans un communiqué "tous les acteurs politiques congolais, sans exception, à assumer, chacun, sa part de responsabilité pour des élections libres, transparentes démocratiques et apaisées et à ne pas avoir recours à la violence".

"Ils mettent également l'accent sur la responsabilité spéciale et le rôle important" de la police "afin de faire respecter l'ordre et le calme nécessaire à la bonne tenue du processus" électoral, est-il ajouté.

Dans une interview à la radio Okapi, parrainée par l'ONU, l'ambassadeur des Etats-Unis à Kinshasa, James Entwistle, a demandé aux chefs politiques d'appeler à une campagne "apaisée, calme et amicale", estimant que la tenue d'élections "crédibles" en dépendait.

La Mission de l'ONU en RDC (Monusco) a de son côté "appelé toutes les parties (...) à faire preuve de retenue et de tout mettre en oeuvre pour éviter toute action qui pourrait compromettre le bon déroulement des élections".

En début de semaine à Kinshasa, avant le décès d'un partisan de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le siège de ce parti d'opposition a été saccagé tout comme une permanence du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD, au pouvoir).

Une télévision proche de l'UDPS a également été incendiée.

L'élection présidentielle et les législatives sont prévues le 28 novembre.