5 août 2011 à 14h11 par La rédaction

Depuis le 4 août, la directrice générale du FMI fait l'objet d'une instruction de la Cour de justice de la République (CJR), concernant l'indemnisation de l'homme d'affaires Bernard Tapie à hauteur de plus de 240 millions d'euros. Toutefois, Christine Lagarde conserve la confiance du Fonds monétaire international (FMI) dont elle vient de prendre la tête."Le conseil d'administration est convaincu qu'elle pourra remplir efficacement ses devoirs de directrice générale", a affirmé, jeudi après-midi, l'institution dans un communiqué. Mme Lagarde avait informé cette instance, qui l'a nommée à la tête du FMI le 28 juin, de l'éventualité d'une telle enquête. "Le conseil d'administration, avant de sélectionner le nouveau directeur général, a discuté de l'affaire en France. Il ne serait pas approprié pour lui de commenter un dossier qui est actuellement entre les mains de la justice française", a expliqué le FMI.Si madame Lagarde peut compter sur l'institution qu'elle dirige, cette enquête n'est pas sans conséquences. En effet, c'est une très mauvaise nouvelle pour elle. L'enquête va être lancée sur la base de deux incriminations : "complicité de détournement de biens publics" et "complicité de faux". La commission des requêtes s'est rangée à l'avis de l'ex-procureur général près la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal, qui avait considéré, en mai, que Mme Lagarde, en son ancienne qualité de ministre de l'économie et des finances, pouvait se voir reprocher sa gestion de la procédure d'arbitrage qui avait mis un terme, en juillet 2008, au conflit opposant l'homme d'affaires Bernard Tapie au Crédit Lyonnais au sujet de la vente d'Adidas, en 1993.Parmi les réactions de la classe politique française, celle de Marine Le Pen qui estime qu'avec cette affaire, la France subit une nouvelle humiliation.Patricia NTSAME