28 novembre 2012 à 13h02 par La rédaction

140 millions de femmes dans le monde sont victimes des mutilations génitales féminines, communément appelées l'excision. Inédit dans le monde, l'ONU vient d'adopter une résolution contre l'excision. "Nous ne ménagerons aucun effort pour atteindre notre objectif: mettre fin aux mutilations génitales féminines en l'espace d'une génération. Aujourd'hui cet objectif est plus proche que jamais", a déclaré l'ambassadeur italien à l'ONU, Cesare Ragaglini, l'un des principaux partisans de cette initiative. L'excision, un rite, une pratique ancestraleL'excision est l'ablation partielle ou totale des parties génitales d'une fille (femme). Elle est pratiquée dans plusieurs pays d'Afrique noire, d'Asie et du Maghreb. L'âge varie de quatre à cinq ans et jusqu'à 18 ans. D'autres ethnies la pratiquent une semaine avant ou la veille du mariage, le plus grave ce sont les nourrissons qu'on excise.L'excision, un rite, une pratique ancestrale, elle est faite pour des raisons sociales afin d'initier les filles à devenir femme avant le mariage, de contrôler le désir sexuel des femmes, ou comme un fait religieux. Par ailleurs il faut également rappeler qu'il n'est mentionné dans aucun des livres saints (le coran et la bible) qu'il faut impérativement exciser les filles.Cette opération est faite par des accoucheuses, des vielles femmes avec des instruments non stérilisés par exemple une lame, un couteau et le pire c'est sans anesthésie locale ou générale. Il n'y a pas non plus de médicaments le seul remède reste le beurre de karité, des feuilles séchées pilées pour avoir une poudre. La cicatrisation est lente et ça va d'une à deux semaines.Les conséquences de mutilations génitales fémininesLa pratique de l'excision peut créer d'importants dégâts chez la femme, elle rend la femme stérile, elle peut en mourir pendant l'opération, elle peut être infectée et est atteinte à vie. Elle en souffre, elle n'a plus de désir sexuel pour son homme. Elle risque une commotion cérébrale entraînée par la douleur et le traumatisme; ou une septicémie foudroyante. Elle est systématiquement traumatisante. Beaucoup de filles se trouvent en état de choc provoqué par la violente douleur, le traumatisme psychologique et l'épuisement dû aux hurlements de douleur.« Il est vraisemblable que les conséquences des MGF sont pires encore pour les innombrables femmes qui accouchent chez elles sans l'aide de personnels expérimentés », a ajouté le Dr Paul Van Look, Directeur du Programme spécial de recherche en reproduction humaine.Plus de 110 pays, dont une cinquantaine africains, ont soutenu conjointement ce texte qui demande aux Etats membres de "compléter les mesures punitives par des activités d'éducation et d'information".Kadiatou-cherif Diawara