L'armée assure avoir repoussé une attaque rebelle dans le nord du Tchad

Par AFP

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L'armée tchadienne a assuré avoir repoussé mercredi une attaque d'un groupe rebelle venu de la Libye voisine dans la région aurifère du Tibesti, dans l'extrême-nord du pays.

Les combats ont eu lieu dans les environs de la localité de Kouri Bougoudi, tout près de la frontière libyenne. Les affrontements entre militaires tchadiens, groupes armés rebelles, orpailleurs illégaux et trafiquants divers sont relativement fréquents dans le massif du Tibesti.Des rebelles du Conseil de commandement militaire pour le salut de la République (CCMSR) ont "attaqué, vers 6H00 du matin, les positions de l'armée, qui les a mis en déroute et est en train de les pourchasser", a affirmé à l'AFP en fin de matinée le porte-parole de l'armée, le colonel Azem Bermandoa, promettant de livrer un bilan "ultérieurement".Les jours précédant cette annonce, le CCMSR avait assuré "qu'une partie de la province du Tibesti était tombée et était sous le contrôle" de ses combattants, ce que l'armée et plusieurs habitants contactés par l'AFP ont démenti."Les éléments du CCMSR ont attaqué très tôt ce matin la position tenue par l'armée tchadienne et les gardes nomades et nationaux à Kouri 65 mais ils ont été repoussés", a assuré mercredi à l'AFP par téléphone un orpailleur de Kouri Bougoudi qui a requis l'anonymat. Kouri 65 abrite une base de l'armée tchadienne.Des groupes armés opposés au président Idriss Déby Itno, qui dirige le Tchad d'une main de fer depuis 30 ans, mènent régulièrement des incursions depuis leurs repaires libyens. Il y a un peu plus d'un an, une de leurs colonnes de 40 véhicules avait été stoppée grâce aux frappes d'avions de combats français. Paris avait assuré être intervenu, à sa demande, pour empêcher ce groupe de renverser par les armes M. Déby, que la France considère comme un allié incontournable de la lutte contre les jihadistes au Sahel.N'Djamena a levé dans la province du Tibesti, le 25 janvier dernier, l'état d'urgence que M. Déby avait instauré cinq mois plus tôt, à la faveur d'une accalmie relative et après le déploiement de renforts militaires dans cette région désertique en partie truffée de mines d'or.