Le Paludisme : une maladie évitable qui tue

Par La rédaction

Ce n'est plus à prouver, le paludisme se soigne. Les avancées scientifiques concernant cette maladie sont considérables telles que la découverte d'un nouveau groupe de moustique capable de transmettre la maladie, l'élaboration d'un vaccin contre le paludisme gestationnel ou des traitements médicamenteux. Dans le rapport de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), publié en 2010, on apprend que le taux de mortalité du paludisme a chuté de 30%. Malgré cela, dans ce même rapport on découvre que 655 000 personnes succombent chaque année.Des chiffres contestésLe 3 février 2012, dans la revue médicale britannique The Lancet, on apprend avec stupeur qu'en 2010 le chiffre des personnes tués par le paludisme serait le double de celui communiqué pas l'OMS soit 1 million 200 000 personnes. Même si le nombre d'enfants touchés par le paludisme reste majoritaire, le nombre de décès chez les adultes s'élève à 42%. Les idées reçues sont détruites. Le paludisme ne faiblit pas malgré les avancées scientifiques. L'éradication de cette maladie est pourtant l'un des objectifs du millénaire. Plusieurs problèmes se posent : la résistance du moustique aux insecticides s'aggrave, la crise financière vient s'ajouter, le soutien financier au Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le Paludisme faiblit. Il faut aussi savoir que le coût moyen supporté par chaque pays d'Afrique pour la mise en �?uvre de programmes antipaludiques peut être évalué à 300 000$ (227.699�?�) par an soit 6 cents par habitant. Un coût énorme qui empêche une évolution positive.L'évolution du traitementPour certains voyageurs en zone tropical, comme en Asie, le traitement contre le paludisme est obligatoire il s'agit d'un comprimé « Avant-après retour » pour ceux qui ne souhaite pas le prendre tous les jours sur place, il y a également le traitement à la quinine. Depuis peu de nouveau médicament peu couteux et non breveté son mis directement dans le domaine public pour un accès le plus large possible dans les pays pauvres. De manière générale, il est préférable de continuer à sensibiliser les populations et à utiliser les méthodes habituelles : des moustiquaires, des médicaments et des insecticides.Ella Shungu