Présidentielle au Burkina: son parti dépose la candidature du président Kaboré

Par AFP

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Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), parti au pouvoir au Burkina Faso, a déposé mardi la candidature du président Roch Marc Christian Kaboré qui brigue un deuxième mandat à l'élection présidentielle du 22 novembre, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Nous sommes heureux de vous annoncer que le dossier (du président Kaboré) a été déposé au grand complet", a déclaré le président du MPP, Simon Compaoré, entouré du président de l'Assemblée nationale, de membres du gouvernement et du maire de Ouagadougou. "D'ores et déjà, nous sommes certains, au regard de la minutie dans la préparation de notre dossier, (qu') il ne reste plus qu'à dérouler notre stratégie de campagne sur le terrain", a-t-il ajouté, sous les acclamations des nombreux militants présents devant le siège de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).A 63 ans, Roch Marc Christian Kaboré, élu en 2015, brigue un nouveau mandat de cinq ans, en dépit d'un bilan miné par une situation sécuritaire dramatique du fait des attaques incessantes de groupes jihadistes. Ancien baron du régime de Blaise Compaoré - chassé en 2014 par une insurrection populaire après 27 ans ilde pouvoir - il part favori pour la présidentielle, selon des observateurs.Son parti met en avant les réalisations en matières d'infrastructures routières, de santé et d'accès à l'eau potable lors de son premier mandat.Une dizaine de candidats comme l'ex Premier ministre Kadré Désiré Ouedraogo ou Zephirin Diabré, le chef de file de l'opposition, arrivé deuxième à la présidentielle de 2015, devraient également déposer leur candidature contre le président Kaboré.Début août, plusieurs formations d'opposition ont signé un accord pour soutenir, en cas de second tour, le candidat de l'opposition arrivé en tête au premier tour.Depuis 2015, le Burkina Faso est devenu une zone rouge où les attaques jihadistes sont quasi quotidiennes, des pans entiers du pays étant inaccessibles. Ces attaques jihadistes, parfois entremêlées à des conflits intercommunautaires, ont fait au moins 1.100 morts depuis 2015, et contraint plus d'un million de personnes à fuir leurs foyers.L'Assemblée nationale a modifié en août le code électoral, afin que les élections soient validées, même si elles ne peuvent pas avoir lieu sur l'ensemble du territoire en raison de l'insécurité liée aux groupes jihadistes.Des pans entiers du pays ont été désertés par l'administration et les Forces de défense et de sécurité (FDS) ne s'y aventurent guère.